Résumé : l’enjeu de cette élection est la capacité du peuple à comprendre que le développement passe par l’abandon de ce qu’on faisait dans le passé et qui n’a pas fonctionné.
Alors que les Gabonais sont appelés aux urnes le 12 avril prochain, les réseaux sociaux et les médias publics et privés nous permettent de vivre la campagne électorale en temps réel.
Le premier constat qui saute aux yeux, c’est que nous assistons aux mêmes scènes qu’en 2009, 2016, 2023 et même avant. En gros, le pays est sur pause !
Or, la transition devait marquer une rupture avec les pratiques du passé. Celles-ci continuent malheureusement et ce n’est pas toujours la faute des autorités.
Le diagnostic sur la situation du Gabon est connu, les solutions aussi. Ce qui manque, c’est le pragmatisme, la volonté politique et le courage de bousculer l’ordre établi. Il n’y aura pas de développement sans réduction du train de vie de l’État, sans un environnement des affaires sain et sans de véritables politiques de souveraineté alimentaire et de transformation des matières premières.
Après tant de projets de sociétés présentés aux Gabonais à chaque élection présidentielle et des promesses brisées, il est temps que chacun, en son âme et conscience, juge la crédibilité des offres des 8 candidats à l’élection présidentielle.
Le peuple est souverain et celui-ci a toujours raison même si nous ne sommes pas d’accord avec ses choix. Le peuple gabonais est mature et capable de choisir la personne qui dirigera le pays au lendemain de l’élection présidentielle.
Aucun candidat à cette élection n’est parfait et quelque soit celui ou celle qui sera élu.e, cette personne va décevoir car elle ne réalisera pas 100% de son projet de société. Le choix doit donc être fait en répondant à la simple question suivante : en observant ses réalisations passées, quelle personne sera à même de faire avancer le Gabon au cours des 7 prochaines années ?
Les faits sont têtus : si nous faisons les mêmes choses en espérant un résultat différent, le Gabon sera au même point dans 7 ans ou pire, il reculera. Pour moi, l’enjeu de cette élection est la capacité du peuple à comprendre que le développement passe par l’abandon de ce qu’on faisait dans le passé et qui n’a pas fonctionné.
Lorsqu’un pays a tant de ressources financières et humaines, il est inconcevable qu’il demeure sous-développé presque 65 ans après son indépendance.
Dieudonné Ella Oyono

