à l’occasion de sa déclaration de presse du 11 avril 2025, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Hermann Immongault a repréciser certains points concernant l’organisation de l’élection présidentielle.
En effet, la Transition politique entamé le 30 août 2023 avec l’avènement du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) va prendre fin avec l’élection du président de la Républiquele ce samedi 12 avril 2025.
Au moment où nous nous apprêtons à véritablement entrer dans la cinquième République, c’est l’occasion pour nous, ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et Commission nationale d’organisation et de coordination des élections du Référendum (CNOCER) d’appeler l’attention de tous et de chacun sur le caractère extrêmement important de se rendez-vous citoyens auxquels nous sommes tous conviés.
Au-delà de l’exercice purement républicain le scrutin du 12 avril 2025 marque l’aboutissement d’un long processus au cours duquel le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité aura contribué significativement à la restauration des institutions, à la systématisation d’identification personnelle de la Carte nationale d’identité électronique, aux révisions de la liste électorale avec la grande innovation de sa consultation en ligne, à l’organisation du Référendum constitutionnel et à l’adoption du nouveau Code électoral.
Aussi, ce samedi 12 avril 2025 ce sont 3037 bureaux de vote dont 2941 sur le territoire et 9916 à l’étranger qui seront ouverts dès 7 heures du matin et clos à 18 heures. 7 heures de fermeture pouvant être avancées ou repoussées dans les cas prévus par la loi électorale à savoir le vote de l’ensemble des électeurs inscrits dans le bureau ou le retard du monde constaté dans l’accomplissement de cette opération. 7 bureaux de vote vont recevoir 920.200 électeurs dont 842.057 sur le territoire et 28.143 à l’étranger. Ces électeurs sont invités respectueusement à accomplir leur devoir citoyen.
Au sein de ces bureaux, ils trouveront les membres que sont le président, les deux vice-présidents, les deux assesseurs. Ils y trouveront également les représentants des candidats qui eux ne sont pas membres du bureau mais ont le statut d’observateur ainsi que les représentants de l’Autorité de contrôle des élections et du Referendum (ACER). A ce sujet, les représentants de la SERV n’organisent pas les élections et ne doivent par conséquent pas interférer dans le processus. Conformement au Code électoral, ils ont la mission de contrôler et de proposer par les canaux appropriés prévus par la loi électorale les éventuels modifications à apporter dans l’organisation du scrutin.
S’agissant des missions d’observation, elles sont désormais autorisées dans notre pays et leurs déploiements doivent être encadrés par le Code électoral. A ce jour, la Commission spéciale chargée de l’accueil et de l’encadrement des observateurs a accréditée 48 missions d’observations à la fois internationale et nationale pour près de 2450 observateurs.
Chaque observateur est tenu d’arborer en tout temps son badge d’accréditation pour accomplir sa mission et d’observer le style respect de la loi et des dispositions réglementaires qui encadrent son activité.
Les observateurs ne sont pas membres des bureaux de vote et leur présence dans ceci est, conformément au Code électoral, limité dans le temps.
En sa qualité de seuls responsables de la police dans la salle de bureau, dans la salle de vote, le président du bureau de vote peut expulser de cette salle toute personne qui tente de troubler par son comportement la sécurité et la sincérité des autres relations électorales.
L’accès au bureau de vote doit donc se faire dans le strict respect de cette prescription. A cet effet, il convient de souligner que toutes les conditions prises par les 88 commissions électorales locales sur le territoire et 25 commissions électorales consulaires à l’étranger pour faciliter le déroulement de cette journée.
Ainsi, à la lumière des dispositions combinées des articles 71 et 140 du Code électoral, l’accès au bureau de vote est conditionné par la présentation de la carte d’électeur.
Toutefois, l’électeur figurant sur la liste électorale du bureau de vote mais dont la carte d’électeur n’est pas disponible peut voter sur présentation de sa carte nationale d’identité ancienne ou nouvelle ou de son passe-croix.
Il n’y a donc plus aucune raison de faire valoir l’argument de l’absence de sa carte d’électeur pour ne pas accomplir son devoir citoyen.
Le climat de paix et de sécurité qui règne dans notre pays doit nous faire prendre plus que jamais conscience de la nécessité de le préserver. Plusieurs éléments traduisent cet état. C’est le cas de l’absence de fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes, de l’absence de coupure de la connexion Internet, du fonctionnement normal des commerces et de l’aisance avec laquelle nous vacons à nos occupations. Toutes choses qui sont autant de gages d’un bon déroulement du scrutin.
« Le scrutin de 12 avril 2025 n’est pas un simple rendez-vous électoral, c’est l’aboutissement d’un processus politique inédit dans notre histoire récente, marqué par une volonté affirmée de restaurer les institutions, de reconstruire la confiance citoyenne et de préserver les fondamentaux de notre vivre ensemble. C’est donc un moment de grande responsabilité pour nos tous. C’est pourquoi j’appelle chaque gabonaise et chaque gabonaise à se rendre aux urnes avec discernement et dans un esprit de concorde » a déclaré le ministre Immongault.
Pour rappel, le vote est un acte civique, mais c’est aussi un geste de foi envers la République, une promesse de fidélité à notre idéal collectif. Plus que jamais, nous devons faire bloc autour de ceux qui préconisent la paix, la stabilité et la solidarité nationale.
Dans un monde en proie aux tensions et aux incertitudes, le Gabon a choisi le chemin du dialogue et de la démocratie, à nous de faire de ce choix une force, un exemple et un héritage pour les générations futures. En agissant avec civisme et responsabilité, nous ferons ainsi de ce scrutin un moment de démocratie inclusive et exemplaire.

