Cette phrase s’appuie sur un paradoxe apparent : en affirmant que ne rien planifier, c’est en réalité planifier quelque chose – l’échec – elle nous rappelle que l’inaction ou l’absence de projection n’est jamais neutre. Elle produit des conséquences souvent négatives, et mène, tôt ou tard, à l’échec.
Elle s’inscrit dans une philosophie de responsabilité et d’anticipation, fondée sur l’idée que le futur ne se subit pas passivement : il se construit. Refuser de planifier, c’est abandonner son avenir au hasard, aux imprévus, ou pire encore, aux autres.
Pourquoi cette phrase est-elle si pertinente ?
Aucune entreprise, organisation, ou nation ne peut réussir durablement sans se doter d’une vision claire, d’objectifs précis, et d’un chemin balisé pour les atteindre. Planifier, c’est :
• Se donner une direction ;
• Mettre en cohérence les moyens et les ambitions ;
• Réduire les incertitudes ;
• Anticiper les obstacles et les opportunités ;
• Favoriser la maîtrise du temps, des ressources et des risques.
Ne pas planifier revient souvent à :
• Agir dans l’improvisation permanente ;
• Se disperser dans des activités sans cohérence ;
• Gaspiller des ressources sans impact réel ;
• Rater les occasions stratégiques ;
• Laisser les urgences prendre le pas sur l’essentiel.
L’échec ne résulte alors pas d’un manque de capacités, mais d’un manque de clarté, de méthode et d’anticipation.
Cet appel s’applique aussi bien à un étudiant qui ne se fixe pas de plan de travail qu’à un gouvernement qui ne pense pas l’après-crise ou le développement à long terme. Comme pour dire que celui qui ne sait pas où il va risque fort de ne jamais y arriver : « Celui qui avance sans plan marche vers l’échec, même s’il croit avancer. »
En l’affirmant, le Président élu Brice Clotaire Oligui Nguema, souligne l’urgence pour le Gabon :
• De structurer ses ambitions de développement ;
• D’éviter le piège du court-termisme et de la navigation à vue ;
• De mettre fin à l’inaction masquée derrière l’improvisation ;
• De bâtir un avenir durable à travers des plans solides, participatifs et exécutables.
L’auteur en appelle donc à une culture nationale de la planification : dans l’éducation, la gouvernance, l’économie, la formation, l’Église elle-même. Cette phrase est une invitation à la lucidité stratégique. Elle rappelle que ne rien prévoir, c’est déjà prendre le risque de l’échec. Elle encourage la culture de la préparation, de la rigueur et de la vision à long terme. Une citation qui mérite d’être méditée, affichée dans les écoles, les institutions.
Monseigneur Dieu-donné Moulingui

