Au-delà des clivages partisans, l’élection présidentielle qui vient de se dérouler au Gabon marque un tournant historique et s’impose comme un véritable cas d’école pour l’Afrique centrale. Dans une région encore largement dominée par des régimes autoritaires post-électoraux, à l’instar du Cameroun et du Congo-Brazzaville, le scrutin gabonais fait figure d’exception et d’espoir.
Ce processus électoral, bien que perfectible, a su poser les jalons d’une transition politique saluée à l’échelle régionale. Il illustre que même dans un contexte africain souvent miné par la fraude, l’opacité et la confiscation du pouvoir, une alternance pacifique reste possible. Le Gabon, longtemps perçu comme l’un des plus petits États d’Afrique centrale, a su surprendre le continent en montrant la voie d’une rupture avec l’ordre ancien.
Ce scrutin n’a pas seulement valeur symbolique : il envoie un signal fort à ses voisins, en particulier au Cameroun et au Congo-Brazzaville, où deux régimes vieillissants s’accrochent au pouvoir malgré la lassitude manifeste des populations. L’exemple gabonais rappelle que les peuples aspirent au changement, à la justice, à la transparence et au respect de la souveraineté populaire. Et que tôt ou tard, l’histoire finit par rattraper ceux qui la narguent.
Qui aurait cru que ce petit pays, souvent relégué aux marges des grands débats africains, serait celui par qui le souffle de la démocratie commencerait à passer dans une région si longtemps figée ? Le Gabon vient de démontrer que la taille d’un pays n’est en rien proportionnelle à sa capacité à inspirer. L’avenir dira si cette dynamique sera contagieuse, mais déjà, une chose est certaine : l’Afrique centrale ne pourra plus ignorer l’appel du renouveau démocratique.
Mr. Yann… Poète–Philosophe–Activiste… Contre la bêtise humaine

