Célébrons la Journée Mondiale du Livre et du Droit d’Auteur

La Journée Mondiale du Livre et du droit d’auteur que nous célébrons chaque 23 avril a été instituée par l’UNESCO en 1995. Il s’agit là d’un hommage rendu à la puissance des livres, ces compagnons silencieux qui nous font voyager, réfléchir et grandir.

Pour l’occasion, Rosny Le Sage SOUAGA, Écrivain, Président du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) s’est confié à la rédaction de GABON INFOS LIVE :

Oui, aujourd’hui nous célébrons les mots et l’imaginaire. Les livres sont des passerelles entre les cultures, des outils d’éducation et parfois même des refuges. Donc je crois qu’il s’agisse des romans, des poèmes, des bandes dessinées ou dessins, chaque page tournée est une ouverture sur l’autre, sur soi et sur le monde.

Aussi, il faut retenir que le 23 avril n’a pas été choisi au hasard. C’est la date anniversaire de la mort des grands écrivains et des grandes figures de la littérature. Ils sont nombreux, mais on peut citer William Shakespeare et Miguel de Cervantes par exemple. En réalité, c’est une manière symbolique de rappeler à quel point les auteurs de par leurs mots marquent l’histoire et la mémoire collective.

Que l’on soit lecteur passionné ou lecteur occasionnel, cette journée est l’occasion parfaite de redécouvrir le plaisir de lire et pourquoi pas d’offrir un livre à quelqu’un. Car, un livre, c’est plus qu’un objet, c’est une clé vers l’infini.

Oui, le livre est intemporel, quoi que nous ayons aujourd’hui le numérique, sinon que le numérique n’est qu’un élément complémentaire, disons, au livre papier ou livre physique. Toutefois, le numérique c’est également une opportunité grâce aux réseaux sociaux, où les auteurs sont promus avec des ventes réalisées.

Au Gabon, avec la création en 2022 du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA), l’objectif était de réconcilier le public avec le livre. L’amour de la lecture était même aux oubliettes depuis plusieurs années.

Aujourd’hui, grâce à notre festival qui s’organise chaque année au mois de mai, les public local se réapproprie la lecture à travers notamment des ateliers de lecture et des ateliers d’écriture. Il y a même des stands d’exposition des ouvrages permettant aux populations de de se les procurer des ouvrages. C’est dire qu’il y a quand même un effort considérable.

Cependant, nous déplorons le fait que les gouvernants, il s’agit entre autres de notre direction du livre, qui fournit très peu d’efforts, mais pourtant le FILIGA est dans leur programme d’activités,

Célébrer des grandes journées comme celle d’aujourd’hui, c’est l’occasion de soutenir les promoteurs culturels, et particulièrement littéraires, voilà. C’est également l’opportunité, de créer des activités connexes qui pourront facilement intéresser les jeunes à la lecture et encourager les gens à ne pas s’en éloigner et à ne pas se détacher des livres.

L’impact de notre Festival est indéniable.

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