Dans un pays où il faut posséder un troisième œil pour voir ce que tout le monde ne peut pas voir, il est intéressant de comprendre ce nouveau discours que l’on pourrait appeler « Ophtalmo-politique » qui invite les citoyens à évaluer les dirigeants par ce qu’ils voient.
Que doit-on voir et avec quels yeux ? Avec l’œil du sorcier ? L’œil du profane ? Les yeux du chien la nuit ? L’œil du chat ?Les yeux du vieillard qui voit assis ce que le jeune ne voit pas débout ?
Il faut voir les routes, les bâtiments, les écoles et tous les chantiers.
Dans ce nouveau contexte du visuel et de l’image, comment voir les idées, les valeurs, les institutions et la démocratie ? Avec quels yeux ?
C’est donc le beau défi de ceux qui ne voient pas où dont les yeux sont déficients. Pour ceux qui refusent de voir ou qui sont aveugles il n’y aura pas de critères nouveaux. Si, il y aura celui du ventre. Le ventre lignager. Celui de la « même mère », de la même ethnie et celui de la sorcellerie qui abrite l’Évus. Cette Évus dans le ventre qui permet de voir le réel et l’irréel, le monde du jour et de la nuit, le monde physique et le monde invisible. C’est une image, un décor.
C’est le décor de la 5eme République, une république du 3e œil et du ventre sorcellaire. Une république entre ceux qui voient et ceux qui ne voient pas; entre les initiés qui voient tout avec le 3ème œil et le ventre et de l’autre ceux qui ne voient pas, les profanes.

