Arrivé au pouvoir à la suite du putsch du 23 août 2023, Oligui Nguema etait le symbole de la force et des armes. Un pouvoir militaire dont le CTRI était devenu l’image de référence. Très vite, ce pouvoir fut littéralement habité par un homme fort, un Général de Brigade. C’est sur lui et pour lui que la transition engagée s’était centrée. Son image et son nom étaient partout. Un homme seul trônait sur le pays. Cette volonté de gouverner seul se matérialisa avec la volonté de supprimer le poste de premier ministre. Ce qui fut acté dans la nouvelle constitution.
Le 3 mai 2025, en brandissant la nouvelle constitution lors de la cérémonie d’investiture le président Oligui Nguema voulait envoyer un nouveau message ? Voulait-il indiquer que désormais nous passons d’une république bannière avec des hommes forts qui dictent tout à une démocratie qui repose sur des textes, des lois et des institutions fortes dont le symbole est la constitution? Rien aujourd’hui ne nous permet d’en douter. Un pays moderne est gouverné l’application des textes et non par les humeurs et la volonté d’un homme, de sa famille ou de ses amis. Il dépasser les subjectivités et se hisser à la hauteur de la république. C’est la loi fondamentale qui est au-dessus des hommes et la société. Elle est la bible sacrée des Républicains. En toute circonstance, elle est la référence et la boussole. En la brandissant au stade de l’amitié d’Agondjé, ce fut don un symbole très fort. Cela voudrait dire que la constitution ne sera plus ce chiffon qu’on modifiait à toutes les sauces pour valider des désirs épisodiques et des convenances personnelles.
Il convient de saluer ce symbole et d’encourager cette volonté de rupture car si nouvelle république il y a, elle doit se distinguer par la force des lois et des institutions, seul gage de distension d’avec les régimes autocrates précédents.

