Réduire le nombre de partis pour renforcer la démocratie gabonaise : un défi nécessaire
La démocratie gabonaise se trouve aujourd’hui à un carrefour. Avec plus de 120 partis politiques, la scène politique nationale ressemble à une mosaïque complexe, souvent marquée par l’opportunisme et la recherche du ventre. Une telle situation dilue la représentativité, fragilise la stabilité et complique la gouvernance. C’est dans cette optique que le dialogue national inclusif avait envisager une réduction du nombre de partis, pour consolider notre démocratie.
Réduire le nombre de formations politiques n’est pas une démarche contre la pluralité ou la liberté d’expression. C’est plutôt une étape nécessaire pour instaurer un climat politique plus serein, où la compétition se joue sur des bases claires et transparentes.
Pour y parvenir, il faut adopter des critères rigoureux : un seuil électoral raisonnable, des conditions strictes pour la création de partis, la fusion volontaire des formations aux programmes similaires, et une évaluation régulière de leur viabilité.
Ce processus doit se faire dans le respect des principes démocratiques, en associant toutes les parties prenantes et en garantissant la transparence et l’équité. Il s’agit d’un défi courageux, mais essentiel pour que le Gabon puisse bâtir une démocratie plus mature, capable de répondre aux aspirations de ses citoyens et d’assurer un avenir stable et prospère.
En somme, cette réforme n’est pas une fin en soi, mais une étape vers une démocratie plus saine, où la représentativité, la stabilité et la crédibilité institutionnelle sont enfin renforcées. Le Gabon doit saisir cette opportunité pour tourner la page, en adoptant une politique de rassemblement et de responsabilisation plutôt que de division et d’opportunisme.

