Controverse sur l’élection de la Fédération Gabonaise d’Athlétisme

Tout ou presque est finalisé pour invalider l’élection dudit bureau qui s’est tenue le 10 mai dernier au Palais des sports de Libreville, au cours de laquelle le président sortant, Anaclet Mathieu Taty, seul candidat en lice, a été réélu par 9 voix sur 10. Mais les zones d’ombres subsistent pour réclamer l’annulation de cette élection.

Rappelons que bien avant le scrutin, plusieurs voix se sont élevées pour contester la candidature du président sortant. Suite donc à cela, voilà la première affaire que le tout nouveau ministre des Sports, Armande Longo Moulengui est attendue à résoudre dans l’immédiat. Pour faire taire les querelles qui ont envahit le sommet de cette discipline sportive, dont chaque camp revendique de détenir la vérité.

Le contestataire le plus en vue, Louis Martin Mananzambi Ogoula, président de l’association pour la Promotion de l’athlétisme au Gabon (APAG), Directeur technique des Jeunes de l’Académie de l’IAAF, et conférencier World Athletics pour le programme Kids’ Athletics, a sollicité leur ministre de tutel pour examiner un recours en annulation des résultats de l’élection du président sortant de la Fédération gabonaise d’athlétisme (FGA), et demander la reprise d’un processus électoral équitable et conforme aux principes démocratiques.

L’homme s’est basé sur 4 éléments fondateurs pour son recours. Il s’agit :

1, instrumentalisation du collège électoral. Selon lui, des informations concordantes attestent que le collège électoral, pourtant censé être impartial et représentatif, a été réuni et influencé la veille du scrutin par le président sortant, accompagné de son trésorier général. Ce comportement compromet la neutralité de l’élection.

En ce qui concerne le 2è point, les statuts et règlements de la Fédération, documents indispensables pour assurer une élection équitable, n’étaient pas accessibles aux membres ni à l’autorité de tutelle, en violation flagrante des principes de transparence et d’équité.

Sur le 3è point, il reproche du fait que malgré son départ à la retraite du ministère des Sports, le président sortant continu de bénéficier du soutien implicite de certains anciens collaborateurs. Cette proximité injustifiée a gravement biaisée le processus, comme en témoigne le rejet injustifié de demande d’arbitrage, introduit le 12 février dernier restée sans suite et qui a fait de lui l’unique candidat à cette élection.

Dans son 4e point, enfin, malgré un long parcours au sein de la FGA, notamment en tant que Secrétaire général (2007-2014) puis président depuis 2020, les résultats sportifs sont en net recul. Les athlètes se plaignent d’un profond malaise, les officiels techniques issus du Centre régional de développement (CRD) de Dakar et les universités des sports sont écartées, et aucune stratégie de développement n’a pu été mise en œuvre, aggravant la crise de l’athlétisme gabonais. Whait and see.

Mariette Iboumbi Koumba

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