L’accession à l’indépendance en 1960, la fin du monopartisme marquée par la conférence la conférence de 1990 et plus récemment le coup d’État de 2023 n’ont pas connu les mêmes fortunes dans la mémoire collective et sur la marqué matérielle des monuments. L’indépendance est célébrée chaque 17 août par le défilé et le dépôt d’une gerbe de fleurs sur le mausolée Léon Mba. En ce qui concerne le coup dit de Libération, nous avons une stèle et la journée du 30 août chaque année qui manquent la célébration de cet événement.
En revanche, pour 1990 et la fin du parti unique, il n’y a pas de journée de mémorielle ou de monument rappelant la longue lutte contre les 24 ans de domination du PDG. Les rares souvenirs des plus de 40 ans c’est la chute de la statue d’Omar Bongo et l’incendie du siège du PDG à Akebé.
Certes la cité du 12 mars est devenue Cité de la Démocratie, il n’y a pas de moment rappelant la lutte des combattants du MGAP, MORENA, de l’UPG et de nombreux anonymes notamment les étudiants de l’UOB qui ont donné leurs vies pour imposer la démocratie en 1990. Ce combat qui s’est poursuivi avec le bombardement de Radio Liberté et le site de Sibang fief des des leaders du MORENA.
Les beaux jours sont nombreux mais La mémoire des humains ne retient que ce qu’on lui impose… par la matière et la commémoration.

