Pour s’engager efficacement dans la réduction et la prévention de la violence à l’école, il est crucial de considérer les trois points suivants, en s’appuyant sur des approches éprouvées :
𝟭) 𝗖𝗼𝗺𝗽𝗹𝗲𝘅𝗶𝘁é 𝗱𝘂 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹 :
Agir sur les comportements humains est intrinsèquement plus complexe que d’intervenir sur des éléments matériels. Les transformations comportementales nécessitent du temps, des efforts soutenus et des stratégies progressives, adaptées aux individus et aux groupes. Il est donc essentiel de définir des objectifs réalistes et de mettre en place un suivi personnalisé lorsque cela s’avère nécessaire.
𝟮) 𝗥𝗮𝗰𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 à 𝗹’é𝗰𝗼𝗹𝗲 :
La violence en milieu scolaire n’apparaît pas spontanément. Elle est fréquemment le reflet de tensions sociales, familiales, politiques et économiques profondément ancrées dans le pays. Des facteurs tels que l’influence du milieu familial (exposition à la violence domestique, pratiques éducatives coercitives), la précarité socio-économique, l’exposition à des modèles violents dans les médias et la société en général peuvent favoriser l’émergence de comportements agressifs chez les élèves. Une analyse contextuelle approfondie est donc indispensable pour cibler efficacement les interventions de prévention.
𝟯) 𝗦𝘁𝗿𝗮𝘁é𝗴𝗶𝗲 𝗱’𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗴𝗹𝗼𝗯𝗮𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗺𝘂𝗹𝘁𝗶-𝗻𝗶𝘃𝗲𝗮𝘂𝘅 :
La prévention de la violence à l’école au Gabon requiert un plan d’intervention universel et à plusieurs niveaux, englobant tous les environnements de l’enfant :
• Famille : Programmes de soutien parental, éducation à la parentalité positive.
• Espace public : Campagnes de sensibilisation communautaire, initiatives de médiation de quartier.
• Établissements scolaires : Mise en place d’un climat scolaire positif, prévention du harcèlement sous toutes ses formes, développement des compétences psychosociales des élèves et du personnel.
Ce plan doit mobiliser l’ensemble de la société dans une démarche de sensibilisation et d’éducation à la non-violence, en intégrant des actions ciblées et fondées sur des données probantes aux politiques éducatives et sociales. Une attention particulière doit être accordée à la participation active des élèves dans l’élaboration et la mise en œuvre des initiatives de prévention, en tenant compte des différentes formes de violence (physique, verbale, psychologique, cyberviolence) pour adapter les réponses.
De plus, 𝘂𝗻𝗲 é𝘃𝗮𝗹𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 régulière 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹’𝗮𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁é𝗴𝗶𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗿é𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗲𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗹𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗴𝗮𝗿𝗮𝗻𝘁𝗶𝗿 𝗹’𝗲𝗳𝗳𝗶𝗰𝗮𝗰𝗶𝘁é à 𝗹𝗼𝗻𝗴 𝘁𝗲𝗿𝗺𝗲 𝗲𝘁 𝗰𝗿é𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗿𝗼𝗻𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃é𝗿𝗶𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗶𝗰𝗲 à 𝗹’é𝗽𝗮𝗻𝗼𝘂𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 é𝗹è𝘃𝗲𝘀.

