Le jeudi 29 mai 2025, date d’ouverture de la 4e édition du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA), au Musée National des Arts, Rites et Traditions du Gabon sous la thématique : « l’intelligence culturelle à l’ère des transformations digitales », s’étalera sur 3 jours, du 29 au 31 mai 2025. Cet événement de grande envergure a été honoré par la présence de personnalités telles que le représentant de l’UNESCO par intérim Thierry Nzamba Nzamba, le représentant du ministère de la Jeunesse, des Sports, du rayonnement culturel et des arts, Faustine Mikolo, de l’Ambassadeur du Cameroun au Gabon Gaeto Zam Edith Félicie Noël, le Secrétaire général de l’Union des Écrivains Gabonais (UDEG) Irène Ndembe, la délégation camerounaise, pays inventé d’honneur, ainsi que les écrivains et artistes du monde dont: le Canada, la Côte d’Ivoire, la Belgique pour ne citer que ceux-là.





En effet, le FILIGA est l’occasion pour les amis des lettres, de se cultiver, de découvrir d’autres horizons à travers l’art. Notre pays abrite une richesse moins visible, mais tout aussi précieuse : celle de ses mots, de ses récits, et de ses voix. Cependant, à l’heure où le monde est immergé par le numérique, il est primordial pour les artisans du secteur culturel de s’y conformer. Néanmoins, certains auteurs utilisent déjà l’IA, qui est un outil essentiel au service de la concorde universelle. Car ce Festival riche en découvertes, à travers les œuvres écrites, celles sculptées à la main, est l’occasion de valoriser ce patrimoine culturel des artistes.



La journée s’est poursuivie par une conférence inaugurale « L’intelligence culturelle à l’ère des transformations digitales » animée par Dr Ebang Ella, enseignant-chercheur et avec comme intervenants Pr Marina Myriam ONDO, enseignante-chercheure, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, expert en communication. Pour Ike Ngouoni, il faudrait résoudre l’équation entre la modernité entraînée par l’IA et de l’autre côté l’intelligence culturelle qui est la capacité à s’adapter, à dialoguer, en essayant de transmettre ce que chacun a de particulier. La culture est aussi celle de préparer les générations d’aujourd’hui au monde de demain à partir des lumières d’hier. Alors, combiner le numérique et l’intelligence culturelle est de mise. Car le numérique sera l’occasion pour notre culture de se réinventer, se reconstruire, et se révéler davantage avec intelligence.
En revanche, le Pr Ondo Mariame affirme que, l’intelligence culturelle est ce qui distingue un peuple quant à ses pratiques sociales, rituelles et même intellectuelles. Alors, l’intelligence culturelle devrait reposer sur un usage sage de la technologie. Car avoir recours à l’IA, pour une œuvre écrite, c’est perdre l’identité, l’âme de l’auteur, donc une forme de déshumanisation. En somme, le numérique est incontournable pour tout secteur de la société, néanmoins l’usage pondéré est de mise.

