Le vendredi 30 mai 2025, dans les locaux de Gabon télévision (maison Georges Rawiri) a été célébrée la 32e journée Mondiale de la liberté de la presse en différée. Le thème retenu cette année est : « Informer dans un monde complexe: l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias ». Ladite cérémonie a été déclarée ouverte par l’allocution du Ministre de la communication Paul – Marie Gondjout, qui a laissé place à des séances de fo sur l’IA, orchèstré par le ministère de la communication et des médias, en partenariat avec l’UNESCO et l’OIF.
Aussi, la 32e journée mondiale de la liberté de la presse marque un tournant par rapport aux valeurs sur lesquelles repose la presse gabonaise. Il est vrai que cette journée a pour but de célébrer la presse dans tous ses aspects, car elle représente un pilier indispensable à l’épanouissement démocratique d’un pays. La presse joue le rôle de garant d’une information fiable dans un monde où chacun semble asséner ses vérités et ses contre vérités.
Le monde est en pleine mutation dans le numérique, que tous les secteurs de la société en sont immergés. Globalement, nous constatons qu’il y a des pays dont les sociétés sont déjà plus numérisées que d’autres; c’est dans cette optique que notre pays le Gabon en vue de prendre le train en marche, maximise des conférences et des formations dans le domaine de l’IA. Notamment dans le secteur de la presse et des médias, ou les méthodes d’exécution du métier semblent pour la plupart erronées.
Pour rappel, l’intelligence artificielle (IA) est une branche de l’informatique qui vise à programmer les ordinateurs, afin qu’ils imitent l’intelligence humaine. L’ IA date de 1946, le premier algorithme a été créé par le Britannique Alan Turing. Son apport dans le monde des médias est un atout indispensable car possédant de nombreux avantages : comme, une rédaction autonome des articles de presse, une personnification des contenus, la détection des fake news, l’ accès à un plus grand nombre d’informations précises, un traitement d’informations avec une précision et un délai très court. Comme tout outil, il possède néanmoins des inconvénients. Le seul qui existe est l’homme lui-même, créateur des différents algorithmes, c’est lui qui émet des données, alors s’il l’utilise à des fins négatives, l’ IA ne fera qu’exécuter.
En somme, la journée mondiale de la presse est une initiative, mise en place afin d’honorer ce métier, qui est un symbole fort de démocratie dans un pays. L’avènement de l’IA dans ce secteur est un grand pas vers le progrès.
Gageons que la presse gabonaise puisse intégrer ce système innovant dans son éthique rédactionnelle et s’y adapter.. Pour favoriser une adaptation dès plus rapide, quelques recommandations : – Créer des partenariats dans la presse, c’est-à-dire que les structures les plus développées dans ce domaine, montré leur savoir-faire à celles qui le sont le moins;
– Former les journalistes sur l’application de l’ IA;.
– Développer des plateformes locales;
– Favoriser la politique publique pour l’IA.

