Le débat de Missélé eba’a : Qui s’y frotte s’y pique (1/7)

« Le Tribunal de l’histoire est sévère » tels sont les mots prononcés par Alain Claude Bilie By Nze lors d’une de ses causeries avant l’élection présidentielle d’avril dernier. Cette phrase simple mais o combien forte parle à tous, quel que soit le secteur d’activité.

Autrement dit, pour ne pas avoir dît au endroit, au bon moment et devant qui de droit, c’est-à-dire l’opinion publique nationale et internationale, l’ancien premier ministre et certains compatriotes, militants du PDG pour la plupart, paient aujourd’hui le prix fort de leur voix inaudibles aux endroits indiqués. Pas besoin de faire un dessin, ce qui est dit là, par nos mots, est un fait véritable par tous au regard du jugement sévère, parfois injuste et injustifié, subit par ces acteurs politiques et publics.

D’ailleurs, cette réalité n’est pas nouvelle. C’est finalement un éternel recommencement dans notre pays. Hier, Zacharie Myboto, André Mba Obame et Jean Ping subissaient déjà ces critiques. Mais personne n’a jamais fait la démonstration que lorsqu’ils étaient dénoncées ou rejetées par la masse. Malheureusement aujourd’hui pour Alain Claude Bilie By Nze, Marie Madeleine Mborantsuo et certains autres qu’on range abusivement dans la case « ancien régime ».

Qui aujourd’hui peut affirmer sans le risque de se tromper que ces compatriotes qu’on tente de jeter aux orties ne disaient pas lorsque ça n’allait pas ? Qui peut penser un seul instant que dans un groupe, la pensée unique serait la seule chose la mieux partagée ? Ceux qui soutiennent de telles inepties savent ils comment se gère un pouvoir ?

C’est tout le drame lorsque des gens, surtout ceux des médias, parlent de choses qu’ils ne maîtrisent pas. Qu’on ne soit pas alors surpris de voir des serments appelant à la loi du silence ne plus être respectés si c’est pour être jeté après à la vindicte populaire. En d’autres mots, si le silence devient trop coûteux, peut-être faudrait-il, à l’heure du populisme à outrance, faire du bruit. Et ainsi, par soucis de cohérence, le jugement populaire motivé devrait être différent. Par conséquent, assumons le type de République qu’on veut créer tout en sachant que le monde entier nous regarde.

Cette conception du secret semble ne pas être adaptée à notre environnement social encore trop immature. C’est pourquoi, en toute lucidité, on ne devrait accepté de faire payer à quiconque les actes qu’il n’a jamais commis ou cautionné. Surtout que la responsabilité en droit est individuel.

Combien savent qu’en 2023, la Cour Constitutionnelle, par la voix de son président, est allée à trois reprises faire comprendre au pouvoir exécutif le caractère risqué des élections dissoutes par les militaires ? Combien savent que l’ancien président du CGE avait été menacé de mort et de violences sur sa famille s’il ne s’exécutait pas ?

Voici la vérité des faits, vérifiables par tous, que seul un procès public, aurait permis aux uns et autres de nuancer leur jugement injuste. Prenons garde à la justice spirituelle qui agit lentement mais efficacement.

Lorsque l’opinion publique, transformée en juges autoproclamés, malgré le fait qu’elle n’ait pas toujours le retour d’analyse nécessaire, qu’elle s’auto détruit en buvant comme du petit lait le poison des affirmations non vérifiées des articles sur commande de certains aventuriers du monde des médias, c’est l’État de droit qui se fragilise un peu plus chaque jour.

Toutefois, face à toute situation, surtout d’injustice, seul le temps, qui requiert calme et patience, sait toujours séparer le vrai du faux et le bon du mauvais. Nous y sommes.

De quoi s’agit-il dans les chroniques du « Débat de Missélé eba’a » ? Il s’est toujours agit d’analyser froidement des situations pour la bonne marche de notre pays. Hier, c’était pour rappeler Ali Bongo les engagements pris pour faire du Gabon un pays émergent. Aujourd’hui, c’est pour attirer l’attention d’Oligui Nguema quant aux promesses faites aux Gabonais devant les conduire vers la félicité. C’est pourquoi, il serait pertinent mais surtout intéressant que les demi esprits de la petite semaine viennent opposer à nos analyses, un argumentaire qui ne relève pas d’un débat de personnes mais d’idées.

Aussi, nous pouvons déjà affirmer, sans le risque de nous tromper, que ce bras de fer engagé avec certains confrères, qui ont peur de voir le niveau des débats dans la presse retrouver ses lettres de noblesse, va basculer sous peu dans l’injure et la caricature. Car, face à la légèreté de leurs éléments diffusés, nous y apporterons toujours la richesse des faits historiques, la lucidité qu’impose l’amour de la Patrie et la clarté qu’offre l’expérience accumulée dans les rouages de la République. La plus belle femme ne pourra donner que ce qu’elle a. A nous, le débat d’idées et eux, la saleté enchantée.

Georges Clémenceau disait « en toute circonstance, il faut toujours se demander, de quoi s’agit-il ? ».

Nous avons promis dans plus de 327 prises de parole « rendre aux Gabonais leur dignité », vrai ou faux ? Nous avons annoncé aux Gabonais une marche vers la félicité, vrai ou faux ? Nous avons dit aux Gabonais que nous étions capables d’apporter le changement dans ce pays vrai ou faux ? Nous avons dit aux Gabonais que désormais nous entrons dans l’ère de la Libération, vrai ou faux ? Voici les questions de fonds qui diffèrent largement des procès en sorcellerie lancés ça et là pour un buzz stérile.

Quand le débat de Missélé eba’a rappelle nos engagements, en quoi Télesphore Obame Ngomo est contre ses équipes ? Quand nous refusons les cases dans la brutalité, en quoi nous fragilisons nos compagnons de la Libération ? Quand le débat de Missélé eba’a dénonce une marche inopportune aux allures des pratiques reprochées au PDG en quoi il trahit son soutien à Oligui Nguema ? Lorsque la problématique des bourses aux Gabonais est évoquée aux antipodes de ce que nous avons annoncé il y a quelques mois, où est l’esprit revanchard ou de trahison ?

A ce jeu des boules puantes inutiles entre confrères, nous n’y prendrons pas part car, il n’améliore ni la gouvernance de notre pays, encore moins le quotidien des, Gabonais. Le slogan journal d’investigations se mérite. Que mon jeune confrère sache que le dernier en date qui a voulu jouer à ce jeu se trouve dans une situation physique et sociale peu enviable.

La lumière qu’il a voulu mettre sur le Gabon l’a tellement ébloui qu’il s’est retrouvé en quête de légitimité et de crédibilité dans la presse et toutes autres sphères publiques. Que chacun fasse son travail comme l’exige la déontologie journalistique. Celle-ci dit en son préambule, il est interdit à des journalistes de s’auto flageller. Avec Télesphore Obame Ngomo, qui s’y frotte s’y pique.

Il reste 6 autres chapitres. Osons espérer que le journal « La cigale enchantée ne finisse pas en saleté ou papier bon à jeter« .

Par Télesphore Obame Ngomo

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