Aujourd’hui le bac gabonais s’éloigne de plus en plus de de la méritocratie et de l’objectivité. Ce n’est plus un indicateur de niveau et de performance, car il revêt une dimension politique et sociale. Le second tour est une formalité au Gabon. Presque 100% séries confondues dans le tout Gabon. C’était prévisible. Plus rien ne m’étonne. Qui échoue encore objectivement au second tour au Gabon série A1. Peut-être que je me trompe, mais c’est rare. Il n’y a plus de suspens lors de la proclamation du second tour. Et on le sait. Donc arrêtons de faire semblant.
Le paradoxe c’est que nous nous vantons d’avoir eu le véritable baccalauréat il y a quelques décennies. Aujourd’hui,nous participons directement ou indirectement à la dénaturation de des examens nationaux. Nous ne voulons plus que nos enfants échouent. C’est grave.
La dimension scientifique de nos examens nationaux a plutôt cédé la place à la dimension sociale et politique. Ne nous plaignons plus de la baisse du niveau scolaire au Gabon. Car nous sommes nous-mêmes les principaux acteurs de ce génocide intellectuelle. Nous allons le payer tôt ou tard. Notre système éducatif est un laboratoire de fabrication des chômeurs dans un pays où les opportunités d’emplois sont devenues un luxe.
À l’ère de l’intelligence artificielle,la transition énergétique, industrielle et numérique,Il est temps de réformer nos examens nationaux,en concevant des contenus pédagogiques et programmatiques stimulants adaptés aux réalités de notre économie et aux exigences de la mondialisation. Redonnons à nos examens nationaux leurs lettres de noblesse pour l’accélération de la transformation du développement de notre pays le Gabon dans un siècle concurrentiel et en perpétuelle mutation.
Félicitations quand même aux premiers bacheliers 2025 de la cinquième République.
Ouaren Nguema Nguema

