Depuis plusieurs mois maintenant la régularisation des situations administratives des fonctionnaires Gabonais est effective au niveau de la fonction publique mais l’incidence financière dans les salaires n’est toujours pas palpable. Comment le ministère des Finances compte-t-il rendre la dignité aux fonctionnaires Gabonais par rapport à cette situation plus que préoccupante ?
Cette problématique ne constitue-t-elle pas non pas l’une des urgences mais plutôt l’urgence de ce département ministériel ? Si oui, cette urgence sociale est-elle prise en compte par la loi des finances rectificative 2025 en cours d’élaboration ? Si non, pourquoi ?
La thèse d’un paiement progressif serait évoquée par le téléphone arabe entendez par là la communication par »bouche à oreille », si cette thèse est avérée pourquoi le ministère des Finances ne communique-t-il pas sur le modus operandi utilisé par ses services compétents ? S’agit-il de la tête du client, de l’ordre alphabétique ou de l’ordre des numéros matricules ? S’il s’agit par exemple de l’ordre alphabétique, pourquoi ne communique-t-on pas sur le chronogramme par lettres alphabétiques et par mois ?
Par ailleurs, si cette situation perdure, elle pourrait amener les fonctionnaires, qui commencent à s’impatienter, à s’organiser pour reprendre avec ces grèves que l’on peut éviter et qui n’ont jamais fait du bien à notre pays ?
Pour finir, et par rapport à l’impatience des fonctionnaires, un message interpellatif à ne pas négliger est abondamment relayé ces derniers temps par les réseaux sociaux. Il dit ceci : « Les fonctionnaires Gabonais réclament leurs avancements bloqués depuis 2015. Le coût de la vie est devenu cher. Les mêmes salaires depuis 11 ans. Monsieur le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, nous ne pouvons plus supporter cette situation. Tout le monde veut bien vivre ».

