Soumis à l’épreuve de la vie pendant l’AVC qui l’a frappé à Riyad en 2018, d’aucuns ont cru *qu’Ali Bongo Ondimba* allait devenir un Homme neuf, prêt à tourner les pages sombres de sa gouvernance apocalyptique, en soutenant les nouvelles autorités dans l’œuvre de reconstruction d’un Gabon qu’il a mis à rude épreuve 14 ans durant.
Malheureusement, ce n’est pas ce que ses lettres ouvertes et vidéos, diffusées dans les réseaux sociaux, nous laissent comprendre.
Dans sa première lettre ouverte, diffusée mercredi 18 septembre 2024, l’homme aboie : « _Pour ma part, je respecte et je comprends la volonté des citoyennes et des citoyens de souhaiter, pour construire l’avenir, de nouveaux responsables politiques et je tiens à réaffirmer mon retrait de la vie politique et le renoncement définitif à toute ambition nationale. Cela vaut également pour Sylvia et Noureddin ».
Mais, habitués à ses fausses promesses et à son mensonge, les gabonais ne l’avaient pas cru. Et ils avaient eu raison. Car, il y a quelques jours, dans une nouvelle sortie médiatique, il est revenu sur sa décision de renoncer à la vie politique, en annonçant sa reprise en main du *Parti Démocratique Gabonais* (PDG).
De l’avis de nombreux compatriotes qui ont appris l’info, cette volteface cache très mal les velléités de vengeance *d’Ali Bongo Ondimba,* qui chercherait à instrumentaliser le PDG et son « bras armé » *Ali Akbar Onanga Y’Obeghe* , pour combattre les nouvelles autorités.
En tout cas, une chose est sûre : *Ali Bongo Ondimba* n’a jamais aimé le Gabon et les gabonais, et la paix et la stabilité politique qui représentent deux des traits culturels identitaires de ces derniers ne plaisent pas à tout le monde, y compris à lui et ses amis de l’exterieur qui n’hésiteraient pas à l’aider à destabiliser notre pays.
Occasion pour moi d’exhorter les gabonais à faire preuve de vigilance, à ne pas se laisser entortiller par nos tortionnaires d’hier qui, aujourd’hui, à la moindre mesure prise par le nouveau pouvoir, qui ne les plait pas, déversent tous leurs ressentiments, allant jusqu’à regretter l’époque du régime dechu, sans se demander s’ils seraient encore en vie, si *Oligui Nguema* et ses frères d’armes n’avaient pas intervenu pour mettre fin à la parodie électorale du 30 août 2023.
Norbert EPANDJA, le Patriote

