Il est des éléments fondamentaux qui structurent la vie en société et garantissent le bon fonctionnement de nos institutions : le respect, la considération mutuelle et la reconnaissance des fonctions de nos responsables. Or, force est de constater que, dans certains discours et comportements, ces principes semblent parfois mis de côté, en particulier lorsqu’il s’agit de parler de nos dirigeants, notamment du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Il est compréhensible que la population puisse nourrir des opinions diverses, parfois critiques, à l’égard de ses dirigeants. La démocratie repose justement sur cette liberté d’expression. Cependant, cette liberté doit s’exercer dans le cadre du respect et de la décence.
Le président, en tant que chef de l’État, incarne l’autorité de notre nation, l’unité de notre peuple, et la continuité de notre République. Le traiter avec mépris ou légèreté, ou encore le désigner par des termes dévalorisants, n’est pas seulement une offense à la personne, mais aussi une atteinte à la fonction qu’elle occupe.
Il est crucial de comprendre que l’affaiblissement du discours public, la banalisation de la critique outrancière ou la dévalorisation des institutions fragilisent l’état lui-même.
Ce n’est pas seulement une question de politesse ou d’éducation, mais une nécessité pour la stabilité et la pérennité de notre nation.
La démocratie exige que nous fassions preuve de retenue, que nous exprimions nos désaccords avec responsabilité, et que nous respections la fonction plutôt que la personne seule.
L’éducation civique et le respect des institutions doivent être une priorité pour tous. Nous devons enseigner à nos jeunes et rappeler à nos citoyens que l’amour de la patrie passe aussi par le respect de ses représentants, quels qu’ils soient.
La force de notre nation réside dans la cohésion sociale, dans la reconnaissance des rôles et des responsabilités de chacun, et dans le respect mutuel.
En conclusion, je lance un appel à la conscience citoyenne : que nos discours reflètent la grandeur de notre peuple et la maturité de notre démocratie.
Respectons nos institutions, respectons nos dirigeants, et surtout, respectons-nous les uns les autres.
C’est ainsi que nous construirons une République forte, unie et digne de ses aspirations.
Vive la République, vive le Gabon!

