Le 14 août 2025, le ministère des Affaires étrangères de la République du Bénin par son ministre a pris connaissance des menaces et actes d’intimidation à l’encontre de la communauté béninoise au Gabon, plus précisément dans la ville de Lambaréné (dans la province du Moyen-Ogooue) suite à des décisions gouvernementales sur les restrictions de la pratique de certaines activités économiques par les étrangers.
Aussi, le ministre béninois demande à ses ressortissants de respecter la souveraineté du pays d’accueil et dans la même occasion appel à la sérénité et à la retenue des béninois. Rappelons que, depuis des décennies, le secteur du commerce était dominé par les étrangers, les marchés ainsi que les petits commerces dans les quartiers.
Après une sensibilisation sur la valorisation des petits métiers, plusieurs Gabonais se sont lancés dans la vente des vêtements, l’ouverture des épiceries, le taxi ect. Mais force est de constater que les étrangers ne voient pas d’un bon oeil cette émancipation, eux qui nous ont longtemps nargué dans ce sens, étant des experts dans le domaine du commerce, la perçoivent comme une menace. L’habitude étant une seconde nature, ces derniers profitaient de leur hégémonie dans le secteur du commerce gabonais. Pourtant il n’y a rien de mal à prioriser les autochtones.
Désormais, la priorité est aux Gabonais, surtout dans les marchés où ils auront automatiquement la majorité des places. C’est dans cette optique que le ministre das Affaires étrangères béninoise en collaboration avec les autorités gabonaises, initiera un recensement des personnes souhaitant un retour volontaire.
Gageons que les populations étrangères comprennent le concept de « Gabon d’abord », et que les Gabonais s’approprient l’idéal panafricain où chaque africain puisse se sentir chez lui partout sur le continent.
EYEANG BEKALE Herta Kelissa

