Pour que la paix, la stabilité politique, la démocratie, le respect des droits humains et le vivre ensemble continuent de respirer et de s’enraciner davantage au Gabon, et pour que la reconstruction et le développement de notre pays ne souffrent d’aucune peine, la Cinquième République a besoin des « bâtisseurs », c’est-à-dire, des hommes et des femmes vertueux, honnêtes, tolérants, démocrates, patriotes, qui posent des actes manifestes et savent placer les intérêts de la Patrie et de la Nation au-dessus des leurs propres.
Les 27 septembre et 11 octobre 2025, le peuple gabonais renoue avec les urnes. Cette fois-ci, dans le cadre des élections législatives et locales. Seulement, depuis le lancement du processus y afférent, de nombreuses voix s’élèvent pour médire les anciens PDGistes ayant grossi les rangs de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB). Lesquels PDGistes essuient également des critiques naissant de quelques-uns de leurs camarades restés au PDG, pour qui un Parti politique déchu n’a pas à faire allégeance à quelqu’un qui l’a fait tomber du pouvoir.
Évidemment, cette assertion bouffonne et remplie de ressentiments émane des mêmes qui, en leur temps, avaient affirmé qu’« On ne fait pas du neuf avec du vieux » . A ce degré de rétrogradation de la mentalité, il n’est pas possible de comprendre que, l’initiative prise par les anciens PDGistes, en ralliant l’UDB, est une véritable leçon de démocratie et de patriotisme, donnée à ceux-là qui continuent à se morfondre dans la rancune et la soif de vengeance.
Nos ancêtres nous recommandaient ceci : « Quand vous avez perdu tous vos parents, le village devient votre père et votre mère » : notre pays est notre mère Patrie. Si nous commençons à nous haïr et à nous entretuer, comment allons-nous parvenir à ce Gabon prospère auquel nous aspirons pour nos enfants et les générations futures !?
Les violences qui ont cours dans d’autres cieux ne sont pas des exemples. Et la loi du Talion n’a pas non plus sa place dans la cinquième République gabonaise, y compris le genre de spectacles auxquels se livrent, hors de nos frontières, certains activistes gabonais qui cherchent à déstabiliser leur propre pays.
Indubitablement, aucune communauté humaine ne peut mieux vivre et évoluer sans la critique lorsqu’elle est constructive. Mais, quand cette critique est vêtue d’injures, de diffamation et des actes répréhensibles pouvant défaire le vivre ensemble, elle devient une arme de destruction massive. Surtout lorsqu’elle est charroyée par des bébés au lait de 25 ans. Je pointe particulièrement ce jeune soi-disant « influenceur » appelé *Nazih* , pour sa tentative de chantage à la plus haute institution de la République gabonaise.
Arrêtons-nous d’abord sur ce sujet précis, pour demander aux champions de l’activisme de nous citer un seul pays, dans cette Afrique, où il existe la liberté d’expression plus qu’au Gabon ! Mais, cette liberté d’expression, doit-elle signifier qu’on peut se lever un matin et venir dire n’importe quoi sur la place publique ? NON ! Selon de nombreux compatriotes qui estiment qu’une peine d’emprisonnement ferme et exemplaire devrait désormais être réservée à tout activiste ou influenceur qui se prêterait à ce genre de jeux dangereux, de nature à mettre en péril notre vivre ensemble et, par extension, des relations diplomatiques ou de bon voisinage entre des pays liés par une amitié séculaire.
Que ces illusionnistes (les activistes) retiennent bien que, si l’homme blanc nous a ouvert les portes du savoir et de la liberté d’expression, en inventant l’Internet, le téléphone, l’avion, la voiture, etc., c’est dans le but – comme le précise bien la définition de « l’invention » – de « trouver des solutions à nos problèmes technique ». Et non de nous en servir à des fins cruelles et malveillantes, ou pour insulter nos dirigeants.
Avant sa rencontre au Gabon avec l’apatride, le gabonais ne savait pas voler, mentir et tuer. Mais, bien que cette étape eût été déjà franchie, il a gardé l’essentiel : l’unité nationale. C’est cette unité nationale qui nous donne des mariages et des amitié inter-ethniques solides.
A la lumière de cette unité nationale, blâmer les anciens PDGistes qui ont rallié l’UDB, c’est faire preuve d’un manque total de clairvoyance et de patriotisme. Ce d’autant plus que, de 2009 à 2023, le PDG, qui était censé prôner le dialogue, la tolérance et la paix, n’était plus devenu que l’ombre de lui-même, après qu’il eut été remodelés sur la base des profils psychologique et comportemental de son Distingué camarade président.
La preuve : le retour, non-déclaré, d’Ali Bongo Ondimba sur sa décision de renonciation à la vie politique, décision annoncée le 18 septembre 2024, dans une lettre aux Gabonais.

