Depuis des semaines, certains candidats du parti au pouvoir tentent de tromper le peuple en faisant croire que, pour bien gouverner, le Président de la République a besoin d’avoir une majorité de députés à l’Assemblée nationale. Ils vont plus loin en instaurant un climat de peur, en menaçant ceux qui ne voudraient pas voter pour eux. Mais la vérité est toute autre, et il est de notre devoir de l’expliquer clairement.
1. Un nouveau régime présidentiel fort
Le Gabon a changé de régime politique. Aujourd’hui, nous sommes dans un régime présidentiel pur. Cela signifie que le Président gouverne directement, sans dépendre du Parlement.
Avant, sous l’ancien système, le Président devait compter sur un Premier ministre soutenu par une majorité parlementaire.
Maintenant, le poste de Premier ministre a disparu, et le Président dirige seul avec ses vice-présidents qu’il choisit lui-même.
Résultat : le Président n’a pas besoin d’une majorité au Parlement pour gouverner.- Le Président est chef de l’État et du gouvernement.
– il nomme et révoque les minstres.
– Le parlement n’a aucun moyen de renverser le gouvernement (pas de motion de censure, pas de responsabilité politique du gouvernement).
– Le président peut même dissoudre l’assemblée nationale.
2. Pas de cohabitation possible
Dans certains pays comme la France, on parle de « cohabitation » quand le Président et le Parlement sont contrôlés par des camps différents. Chez nous, ce n’est plus possible.
Même si l’opposition avait la majorité au Parlement, le Président continuerait à gouverner normalement. Le gouvernement ne dépend plus des députés mais uniquement de la volonté du Président.
Cela prouve bien que l’argument des candidats du parti au pouvoir est faux : ils utilisent ce mensonge pour se maintenir et effrayer la population.
3. La vraie bataille : leur survie politique
Cette élection législative et locale n’est pas une élection pour le Président de la République.
C’est plutôt un baromètre politique pour mesurer la force réelle des candidats et des clans qui ont pris le contrôle du parti présidentiel.
Eux, ils jouent leur survie politique. Car s’ils échouent, ils perdront leur influence et leur capacité à manipuler le peuple.
En clair : ce scrutin est une épreuve pour eux, pas pour le Président.
4. Un peuple libre de son choix
Aucun Gabonais ne doit avoir peur de voter selon sa conscience.
Le rôle du Parlement est d’apporter un contrepoids, de représenter le peuple, et non d’être une marionnette du pouvoir.
Le Président, lui, continuera à gouverner avec ou sans majorité.
Conclusion populaire
« Ne vous laissez pas intimider. Voter contre le parti au pouvoir ne veut pas dire voter contre le Président. Le Président est déjà en place, il gouverne directement. Ces élections servent à mesurer la vraie valeur des candidats qui se cachent derrière son nom. Peuple de Makébé, peuple du Gabon, votons en toute liberté, car l’avenir de nos villages, de nos familles et de nos enfants est entre nos mains, et non dans les menaces de ceux qui tremblent pour leur carrière politique. »
Wylliam N Dounga*

