« CNAMGS : Une décision qui interroge » par John Wilfried Sega

Quelle interprétation peut-on donner à ce Conseil d’administration extraordinaire de la CNAMGS réuni le 08 octobre 2025 ?

Non seulement la question vaut son pesant d’or, mais elle suscite une multitude de sous-questions.

Pourquoi tant de précipitation, alors que la titulaire du poste est simplement en pleine campagne électorale ? Pourquoi ce besoin soudain de  »réaménager » la direction d’une institution à un moment aussi sensible ?

En confiant à son absence les fonctions de DG à son adjoint le PCA vient de jeter une ombre sur une nomination, pourtant saluée il y a peu pour sa fraîcheur et sa promesse du renouveau. Comment alors expliquer qu’en si peu de temps, l’éloge se soit mué en soupçon ?

Derrière ces rumeurs, certains observateurs voient la main de réseaux d’influence peu enclins à céder le contrôle d’un poste stratégique.

Réseaux d’influence

À chaque fois qu’une figure montante du district de Matsatsa accède à une position de responsabilité, le scénario semble se répéter: campagne de dénigrement, manipulations médiatiques et tentatives de fragilisation de l’élite.

Ce réflexe, devenu presque systématique, révèle une crise plus profonde. Celle d’un système où les ambitions légitimes se heurtent aux jeux d’intérêts.

L’Exécutif, garant du bon fonctionnement de l’administration, gagnerait à mettre fin à ces pratiques qui sapent la crédibilité des institutions, tuent le mérite et découragent les talents.

Si des faits sont avérés, qu’ils soient traités par la justice, avec rigueur et impartialité. Mais s’il ne s’agit que d’une manipulation orchestrée pour évincer une responsable jugée  »gênante », alors c’est toute l’éthique de la gouvernance qui est remise en cause.

Arme de déstabilisation

Il n’est donc pas acceptable que des rumeurs soient utilisées comme arme de déstabilisation. Le respect de la présomption d’innocence et la manifestation de la vérité doivent primer sur la calomnie.

La rumeur, lorsqu’elle devient un outil politique, ne détruit pas seulement les carrières: elle érode la confiance du citoyen envers la parole publique.

Il est temps que la République protège ses serviteurs honnêtes autant qu’elle combat la corruption. La suspicion permanente ne peut être un mode de gouvernance.

John Wilfried SEGA, Journaliste en chef

Laisser un commentaire