Les élections législatives viennent de livrer leur verdict : l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) a obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Ce résultat historique consacre une confiance populaire, mais surtout, il ouvre une ère nouvelle : celle du **plein exercice de la responsabilité politique** sous la 5e République.
Certains, dans l’euphorie des chiffres, voient dans cette majorité un blanc-seing, une mainmise totale du président Brice Clotaire Oligui Nguema et de son parti sur la conduite du pays. Mais c’est aller trop vite. La réalité démocratique est plus exigeante. Avoir la majorité, ce n’est pas dominer : c’est assumer, rendre compte, répondre devant l’histoire et devant le peuple.
Le président Oligui Nguema, fort de cette majorité, n’a désormais plus d’alibi. Le temps des excuses, des blocages institutionnels ou des résistances partisanes est terminé. C’est désormais l’heure de l’action, du résultat, de la mise en œuvre intégrale du Plan d’action gouvernemental 2025-2032, issu de son projet de société. C’est aussi l’heure de la cohérence, avec la préparation du projet de loi de finances 2026, premier grand test budgétaire d’un pouvoir pleinement maître de ses leviers.
La nouvelle gouvernance de la 5e République, telle que définie dans la récente circulaire présidentielle, appelle à un État plus éthique, plus rigoureux, plus proche des citoyens.
C’est là que se jouera la crédibilité du régime : dans la transparence, la discipline et la redevabilité. Car si le peuple a confié un mandat fort, il attend des résultats visibles : sur le coût de la vie, sur la sécurité, sur la lutte contre la corruption, et le chômage, surtout des jeunes, sur la relance économique et la justice sociale.
L’UDB a remporté les urnes. Mais c’est Oligui qui devra remporter les cœurs — par la droiture, l’efficacité et la vérité dans l’action.
Les Gabonais, tout comme la communauté internationale, observeront attentivement les premiers pas de ce nouveau cycle politique. La majorité absolue ne doit pas devenir une cage dorée : elle doit être une force d’élan, pas un prétexte à la complaisance.
Brice Clotaire Oligui Nguema le sait mieux que quiconque : gouverner seul, c’est aussi rendre compte seul. Il ne pourra pas se réfugier derrière des oppositions, ni blâmer d’hypothétiques freins institutionnels. Sa responsabilité est immense, mais elle s’accompagne d’une opportunité historique : celle de refonder le Gabon sur des bases saines, justes et durables.
Le peuple gabonais a placé sa confiance en lui. L’histoire, désormais, jugera s’il aura su en être le digne artisan d’un Gabon nouveau.

