L’écrivain garde-t-il son importance dans le monde actuel ?

OUI.

Ainsi répondons nous péremptoirement, face à cette question exigeante. C’est comme si on demandait si les arbitres de terrain de football gardaient leur préciosité face à la technologie sauvage qui a pris l’homme en otage. Il n’est point de Cité morale, et, humaine, sans littérature… à condition que pour autant qu’on s’arroge du titre d’écrivain, qu’on sache ce que cela implique.

Écrire, c’est militer… Pour une opinion, une idéologie, une vision, une personne, une chose… en dehors de cette compréhension, c’est des torchons qu’on produits en masse.

Cessons, chers auteurs, de penser qu’on fera mieux que les grands noms de la littérature du passé. On se trompe d’objectif. Les problèmes de notre époque n’ont rien à voir avec ceux qu’ils ont rencontrés ni de part leur complexité ni de part leur résolution.

On doit tous militer comme des conservateurs face à la menace postmoderniste et hégémonique occidentale. En d’autres termes, nous devons nous référer à ce qu’on est, ce qu’on a, pour écrire ce qu’on veut et non comme les choses sont.

Écrivez sur le bannissement des homosexuels ; contre le féminisme ; contre le libertinage ; contre l’assimilation ; contre les plaisirs débordants; sortons de la poésie mondaine ; des romans vertueux bidons ; des romans autocentrés traitant d’histoires pathétiques et fantastiques ; des romans sentimentaux ; car, en eux, on ne trouve aucun militantisme.

Écrivez sur un monde, un univers, un pays, une ville où par exemple un pays africain sort un autre pays de la crise économique , où face à une guerre de civilisations : l’Afrique sort victorieuse par ses valeurs humanistes et visionnaires ; où par les abeilles un vieillard soigne la peste dans un village ; où un homme d’État sort son pays du déclin par une philosophie claire ; comment un roi grâce au renseignement a fait face aux colons ; sur la polygamie comme seul régime matrimonial moral ; sur la toute puissance de l’homme sur la femme …

Écrivez des épopées ; des mythes ; des légendes ; des contes ; des farces ; rédigez des manifestes sur des mouvements de pensées conservateurs, des courants littéraires panafricanistes et conservateurs … Inspirez les chefs d’État, les Hommes d’affaires, les rois, les enfants, les femmes …

Fuyez les vendeurs d’illusions, et les éditeurs incompétents et commerçants qui pullulent sans avenir ni idéologie… Changez le monde actuel, par votre plume, comme si vous en étiez le monarque qui oriente par sa sagesse.

La liberté se trouve dans les livres !

Le conservateur Mongo nam

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