« Une République qui change sans se renouveler est comparable à un serpent qui fait la mue, sans changer de nature » par Hermann Ditsoga

L’arrogance, tout comme la condescendance ne sauraient jamais être érigées au rang de qualités, ce sont des avatars de l’arrivisme, qui heurtent la conscience.

Vive le Président, abat le Président, c’est l’hymne des sans-convictions, des sans-abris fixes qui jonchent la Vè République et écument la politique sans faire de la politique.

Oui la politique a des codes, tout le monde fait de la politique, mais tout le monde n’a pas forcément une activité politique, aimait à le répéter à souhait, le Président Pierre Mamboundou, l’homme du niet niet, l’homme du compromis et non de la compromission, l’homme du consensus vrai et non du consensus moue, qui confie à une seule partie au conflit ou la négociation, le destin de l’avenir de tous.

Aujourd’hui, au nom du dynamique politique et de la realpolitik, tous les défenseurs de l’avenir en confiance, regroupés au sein du grand parti de masse d’hier, ont décidé désormais aujourd’hui de faire confiance au nouvel homme fort du pays et à son parti, sans changer de logiciel.

Les bourreaux d’hier sont en passe de devenir des défenseurs de la norme et de l’éthique aujourd’hui, sans rire, ils crient à la fraude, mais diantre que représente la fraude pour qui n’a de compassion que pour l’argent ?

Qui mieux qu’un corrompu, connait le fruit de la corruption, et un corrupteur, les techniques de corruption ?

On a changé de parti, sans nécessairement changer de logiciel, tout est évident, même la conscience citoyenne s’est peu à peu effritée.

On a adhéré à l’UDB pour aller critiquer le PDG qui vous a prêté la notoriété, et non pour aider à reconstruire ce qui a été mal fait par vos soins et vos conseils.

Aujourd’hui nos actes manqués ne sont plus prescriptibles, de générations durant, tout le monde pourra les consulter et vous rappeler à vos bons souvenirs. Beaucoup ont changé sans se renouveler parce que pour eux, la politique est un jeu de dupes dans lequel le peuple, ce souverain primaire est toujours considéré comme le dindon de la farce à cause de ses émotions.

Oui la politique est tellement noble qu’elle mérite d’être menée avec dignité et responsabilité pour le bien de tous, le peuple ne restera pas toujours amnésique, sa conscience s’éveille et tant pis pour les flibustiers de l’oubli, l’émotion n’a jamais défendu une cause. C’est de la raison qu’il faut pour défendre ses droits inaliénables et des devoirs pour regarder dans les yeux son représentant dans les assemblées locales et au parlement.

Il faut se renouveler d’abord, puis changer ensuite pour espérer être utile à la Vè République où le changement dans la continuité ne saurait être toléré.

Hermann DITSOGA observateur politique

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