« La renaissance rurale par l’exode urbain » par Petit-Lambert Ovono

Ils ont quitté leurs villages à la recherche du confort, de la lumière, du travail. Aujourd’hui, ils découvrent des villes saturées, bruyantes, étouffées par le chômage et la cherté de la vie. Libreville n’a plus de souffle, Port-Gentil et Moanda ploient sous le désordre, et les campagnes dorment.

Mais voici qu’une idée renaît : l’exode urbain à la gabonaise. Non pas un retour forcé, mais un retour choisi, accompagné et digne. Un retour vers la terre nourricière, vers la solidarité, vers la nature et la joie simple de vivre.

Le Chef de l’État, dans sa vision de la décentralisation, appelle à une répartition équitable des chances et des richesses. C’est le moment d’inventer un nouveau modèle : des villages modernes, connectés, productifs, où l’on peut vivre, apprendre, entreprendre et rêver.

Et les bénéfices seront immenses : la pression sur le Grand Libreville s’allégera, la demande en électricité, en eau et en services publics diminuera. Le banditisme reculera, la criminalité baissera, et l’immigration clandestine sera mieux contrôlée. Car un pays bien réparti est un pays mieux gouverné.

Alors, le développement cessera d’être un privilège réservé à quelques zones urbaines pour toucher toutes les provinces, tous les cantons, tous les villages du Gabon.

Le vrai développement n’est pas dans la concentration, mais dans l’équilibre. Ce projet d’exode urbain est un pari sur l’humain, sur le terroir et sur la paix sociale.

Oui, la joie peut renaître dans nos villages — à condition que l’État, les collectivités et les citoyens s’unissent pour réenchanter le territoire gabonais.

Laisser un commentaire