À quelques jours de la fin de l’exercice budgétaire de l’année 2025, le Président de la République, le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA avait publiquement condamné et dénoncé avec la plus grande fermeté la rétention des fonds, appelée » Queue de budget » le 13 Novembre 2024, en présence de l’ex Ministre du Budget Charles MBA et de l’actuel TPG BOUMA.
En effet, cette pratique hétérodoxe est savamment orchestrée par certains agents du Ministère du budget, la DGEC et la DCAF qui, au lieu de procéder à l’exécution budgétaire complète et transparente de l’année en cours, mettent de côté certains budgets alloués aux ministères (budgets de fonctionnement et d’investissement) à l’effet de générer des intérêts d’une part, et d’utiliser ces ressources l’année suivante, d’autre part.
Dans la même veine, le Chef de l’État avait promis des sanctions sévères contre les agents indélicats et avait ordonné que l’exécution budgétaire au titre de l’année 2024 soit « complète et transparente ». Au moment où le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema s’engage à lutter contre la corruption et les malversations financières dans les régies financières, en promettant de procéder à l’arrestation et à la suspension des certains hauts cadres de l’administration publique et privée. Aujourd’hui, nous sommes rentrés dans la Ve République, nous constatons pour le déplorer que certains agents vereux et indélicats se permettent d’aller à l’encontre du discours prononcé par le Président de la République, le 13 novembre 2024, en perpétuant une pratique révolue et entretenue par l’administration déchue. Les vieilles habitudes ont vraiment la peau dure dans la Ve République. Il est temps d’agir Monsieur le Président de la République. Au niveau du Ministère de l’Education nationale, cette pratique semble persister.
Deux mois plus tard après la rentrée scolaire 2025-2026, le Ministre de l’Education nationale n’a pas encore défini, comme l’année précédente, un chronogramme de paiement des vacations des examens nationaux au titre de l’année 2025. Elle avait promis de procéder au paiement des vacations des examens nationaux après service fait. L’éternel recommencement. Des lors, les enseignants s’interrogernt : L’absence de programmation budgétaire est-elle à l’origine du non paiement des vacations des examens nationaux après service fait ?
Quid des règles et des procédures relatives à l’exécution des lignes budgétaires liées aux vacations des examens nationaux ? La tutelle veut-elle nous faire croire que les examens nationaux n’ont aucune ligne budgétaire ?
L’exécution de la ligne budgétaire destinée aux vacations des examens nationaux est-elle hypothéquée par les queues de budget ? Comment peut-on devoir à un jury en moyenne un montant de 100.000 FCFA pendant un an ? Pourquoi les vacations ne sont-elles pas payées après service fait et de façon simultanée ? Pourquoi la tutelle avait-elle pris l’engagement de procéder au paiement des vacations sans une programmation budgétaire nette et claire et sans avoir consulté le Ministre du Budget Henry Claude Oyima? N’y a-t-il pas une ligne budgétaire dédiée aux vacations conformément à la loi des finances ? Si oui, pourquoi les vacations ne sont-elles pas payées de façon simultanée après service fait ? Les agents de la Decaf, du budget et de la DGEC sont-ils à l’origine de la rétention des fonds alloués aux examens nationaux ? Ces agents sont-ils au dessus de l’autorité du Chef de l’État ? Sont-ils en train de défier le Président de la République qui exige l’exécution budgétaire de façon complète et transparente ? À quand le paiement des vacations des examens nationaux 2025 ?La rétention des fonds est-elle à l’origine des mouvements de grève ?Les syndicats de l’Education nationale sont-ils déjà muselés par la tutelle ?
Autant de questions taraudent l’esprit des enseignants et des Gabonais ces derniers temps. Nous soupçonnons qu’il existe un lien entre le non paiement des vacations des examens nationaux et les queues de budget. Nous constatons pour le déplorer que les vacations des examens nationaux sont parfois payées après plusieurs mouvements de grève dans les établissements scolaires. Nous avons l’impression que certains agents tapis dans l’ombre et nostalgiques de l’ordre ancien sont en train de salir l’image du Chef de l’État qui ne ménage aucun effort pour restaurer la transparence dans la gestion des ressources financières. Nous pensons que dans la Ve République,il est effectivement possible de payer les vacations après service fait. Car le Ministre Séraphin Moundounga a pu le faire en son temps lorsqu’il était Ministre de l’Education nationale. Monsieur le Vice-Président, nous osons croire que vous allez peser de tout votre poids au sein de l’exécutif pour que les droits des enseignants soient totalement respectés. Aujourd’hui, beaucoup semblent oublier que les vacations sont en réalité nos frais de missions.
Pourquoi les enseignants sont -ils obligés de faire du bruit pour rentrer en possession de ce qui leur revient de droit ? C’est tout simplement inadmissible.
1. A QUAND LE PAIEMENT DES VACATIONS APRÈS SERVICE FAIT ?
Les enseignants ont rempli leur part de responsabilité pour que la rentrée scolaire soit apaisée. Ils attendent maintenant que le gouvernement respecte sa parole conformément à notre protocole d’accord. Ils voulent qu’à partir de cette année scolaire 2025-2026 que les vacations des examens nationaux soient programmées, budgétisée et payées après service fait. Car le Chef de l’État ne veut plus entendre parler de la rétention volontaire des fonds appelée queue de budget.
2. A QUAND LA RÉGULARISATION DES SITUATIONS ADMINISTRATIVES AVEC EFFET SOLDE IMMÉDIAT ?
La régularisation des situations administratives et financières va inéluctablement augmenter le pouvoir d’achat des enseignants et leur permettre de sortir de la misère sociale, surtout en cette période de rentrée scolaire. Les enseignants ne veulent plus que les départements concernés par cette question continuent de les abreuvoir des discours empreints de populisme et de démagogie. Ils veulent des actes concrets vérifiables et quantifiables. Car le Président Oligui Nguema est pragmatique et visionnaire.
3. A QUAND LE PAIEMENT LA TROISIÈME TRANCHE DE NOS RAPPELS SOLDES ?
Les enseignants veulent des dates précises pour échelonner le paiement de leurs rappels soldes. Leus espoirs s’estompent de jour en jour. Ils veulent leurs rappels pour investir dans divers projets : voitures, maisons, voyages, mariages, etc.
Pourquoi la Fonction Publique et la Solde ne travaillent-elles pas de façon synergique et méthodique pour informatiser les données administratives et financières des agents de l’État pour faciliter le paiement des rappels soldes ?
4.A QUAND L’ACTIVATION DE LA PRIME D’ÉLOIGNEMENT ?
Les enseignants affectés à l’intérieur du pays réclament déjà l’activation de ladite prime pour les motiver ou les inciter à exercer dans les localités reculées.
Les enseignants ne veulent pas à chaque fois faire des grèves pour paralyser le déroulement des cours. Mais ils n’en peuvent plus, ventre affamé n’a point d’oreilles.
Les enseignants sont fatigués d’être clochardisés et humiliés par les autorités du ministère de l’Education nationale.
En définitive, nous félicitons et louons les efforts inlassables du Président de République Brice Clotaire Oligui Nguema et nous vous encourageons à continuer sur cette lancée pour véritablement redresser notre pays et le sortir progressivement de l’obscurantisme.
Ouaren NGUEMA NGUEMA

