On a beau détester le Président américain, Donald Trump, à cause de sa politique de lutte contre l’immigration clandestine et les drogues, il ne fait que défendre son pays et protéger sa nation. On a beau insulter Brice Clotaire Oligui Nguema, pour sa politique de « préférence nationale » visant à rendre au peuple gabonais son pays occupé par des étrangers pendant plus de 40 ans, il ne fait que gouverner selon les aspirations des gabonais et des gabonaises qui l’ont élu, aspirations exprimées lors du Dialogue National Inclusif ayant eu lieu du 02 au 30 avril 2024.
Bien que la plus grande majorité des communautés du monde trouvent courageuses et normales ces deux politiques, les deux dirigeants n’empêchent personne de les critiquer, au nom de la « liberté d’expression » qui est le fondement même du système démocratique. A condition que ces critiques s’articulent dans le strict respect des droits d’autrui.
Malheureusement, il se trouve que depuis l’apparition des réseaux sociaux, certaines personnes semblent avoir perdu les rudiments les plus sommaires de cette notion de « liberté d’expression » et oublié qu’elle a des limites. Qu’il me soit permis de les leur rappeler, au nom de la liberté d’expression :
DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
La « Liberté d’expression » est un droit fondamental qui permet à chaque individu d’exprimer librement ses opinions, idées et pensées sans crainte de censure ou de sanctions de la part de l’autorité publique.
Elle englobe la parole, l’écriture, la publication et même l’expression artistique ou symbolique. Cependant, ce droit n’est pas absolu et est encadré par la loi, qui en fixe des limites, pour protéger d’autres droits et intérêts légitimes.
DES LIMITES DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
Les limites de la liberté d’expression sont celles qui protègent les droits d’autrui et l’intérêt général, comme la diffamation, l’incitation à la haine, le tribalisme, etc. D’autres limites légales ou éthiques incluent la protection de la vie privée, la sécurité nationale, et le secret défense.
d) Des Limites légales et éthiques
• Protection des individus : La liberté d’expression ne couvre pas les propos qui portent atteinte à la réputation d’une personne (diffamation, injure) ou qui incitent à la haine ou à la discrimination contre un groupe. Le harcèlement et les menaces violentes sont également interdits.
• Sécurité publique et nationale : Les lois limitent la liberté d’expression pour protéger la sûreté publique, l’intégrité du territoire et le secret de la défense nationale.
• Vie privée : Le respect de la vie privée et du droit à l’image constitue une limite importante à l’expression publique.
e) Des Limites professionnelles
• Devoir de réserve : Les agents publics sont soumis à un devoir de réserve, ce qui signifie qu’ils doivent maintenir une certaine neutralité dans l’expression de leurs opinions politiques ou autres dans le cadre de leurs fonctions.
f) Des Autres limites
• Nature des propos : La distinction est faite entre les critiques acerbes et les propos injurieux ou grossiers.
• Abus de droit : La liberté d’expression, bien que fondamentale, n’est pas absolue, elle peut être sanctionnée en cas d’abus, c’est-à-dire lorsque cette liberté est utilisée pour nuire à autrui.
En conclusion, il n’est pas interdit de critiquer ou de dénoncer. Ce qui est interdit, c’est de faire de la liberté d’expression un prétexte pour attaquer, diffamer, insulter et mentir, dans le but de porter atteinte à autrui.
Prenons pour exemple cette jeune compatriote qui tacle la gouvernance actuelle dans un article paru au journal en ligne « Info 241 ». Dans ses propos, il n’y a ni injure, ni haine, ni diffamation. Elle donne juste son point de vue. Selon elle, « la promesse de Brice Clotaire Oligui Nguema de faire du Gabon « le Dubaï africain » s’effrite ».
Ensuite, elle assure que « si rien ne change, le Gabon pourrait bien suivre la trajectoire d’Haïti ».
Sur les problèmes des routes, d’eau, d’électricité et d’écoles, qu’elle évoque dans cet article, notre compatriote omet de mentionner que ces problèmes ne datent pas de 2023 et que Dubaï n’a pas été construit en deux ans.
Sur sa prédiction d’un Gabon suivant la trajectoire d’Haïti, le peuple gabonais est uni et indivisible et aime son pays. Rien au monde ne le poussera à suivre la trajectoire d’Haïti. Personne parmi nous ne dispose d’un bâton magique pour régler tous les problèmes du Gabon. Faisons preuve de retenue, car la paix et la stabilité politique de notre pays incombe à tout le monde.

