« Le CTRI, l’honneur d’une nation retrouvée » par Petit-Lambert Ovono

Il y a des moments dans l’histoire d’un peuple où la vérité éclate avec la force du tonnerre, balayant les illusions et révélant la profondeur du mal qui rongeait la République. Le scandale financier désormais révélé — près de 5 000 milliards de FCFA détournés par la famille Bongo-Valentin, soit près du tiers du PIB du Gabon — appartient à cette catégorie d’événements qui marquent à jamais la conscience nationale à l’ère de la 5e République.

Pendant des décennies, notre pays a vécu sous le joug d’une prédation institutionnalisée, d’un accaparement sans vergogne de la richesse publique par une minorité se considérant comme propriétaire du Gabon. Villas, avions privés, résidences luxueuses à Marrakech et à Londres : ces symboles d’opulence indécente rappellent tristement les heures sombres d’autres dictatures familiales, où la fortune des uns se construisait sur la misère des autres.

Le peuple gabonais, lui, subissait en silence, privé d’hôpitaux modernes, d’écoles dignes, de routes, d’eau potable et d’espoir.

Mais le 30 août 2023, l’histoire a changé de cap.

Ce jour-là, le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), conduit par nos forces de défense et de sécurité, a mis fin à cette longue nuit. Ce sursaut patriotique n’était pas un coup d’État au sens classique : il fut un acte de salut national, un cri de dignité lancé par ceux qui ont refusé de voir leur pays mourir à petit feu sous la corruption et l’injustice.

Grâce à leur courage, la saignée financière qui vidait les caisses de l’État a été stoppée. Grâce à leur détermination, la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) va retrouver souffle et légitimité. Grâce à leur vision, la lumière a commencé à percer l’obscurité des circuits de détournements et des fortunes occultes.

Aujourd’hui, on retient que le CTRI a œuvré à restaurer ce que tant d’années d’impunité avaient détruit : la dignité nationale, la confiance dans les institutions, le respect du calendrier politique et du retour à l’ordre constitutionnel, la relance des projets de développement longtemps bloqués, et surtout, la foi dans un Gabon équitable et juste.

Ce bilan, déjà tangible, appelle à une leçon durable : celle des bonnes pratiques à préserver, celle du devoir de transparence, et celle de la fidélité à la patrie.
Certes, le CTRI n’est pas exempt de critiques — mais c’est aussi cela, la preuve d’une nouvelle ère. Car la liberté d’expression, que certains exercent aujourd’hui pour contester, fait partie intégrante de ce renouveau démocratique. L’honneur d’un pouvoir fort réside aussi dans sa capacité à tolérer la voix du désaccord.

En vérité, le CTRI aura redonné au Gabon quelque chose de plus précieux que l’argent détourné : la conscience nationale, la fierté d’être Gabonais, et la certitude que nul n’est au-dessus de la loi.

Le Gabon s’est relevé, non pas seulement d’un régime, mais d’un système.

Et pour cela, la Nation reconnaissante doit saluer le CTRI dirigé par le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, gardien de l’honneur et de la souveraineté retrouvée.

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