Comment s’expliquer qu’en pleine transition militaire, la Loi ait été allègrement violée dans les circuits budgétaires, ayant entraîné des manquements graves dans l’exécution du budget, exercice 2024.
Comment expliquer une tendance généralisée à la resquille dans une Vème République qui est présentée comme une ère réformatrice, sans que des mesures ne soient envisagées.La violation de la Loi dans l’exécution du budget 2024, est un indicateur sérieux qui révèle l’ampleur du mal, des détournements des fonds publics.
C’est un indication majeure qui compromet la transparence budgétaire et l’assainissement des finances publiques. En effet, le rapport de la Cour des Comptes révèle que 315 milliards de francs CFA de virements et transferts ont été effectués sans autorisation, ce qui est un manquement grave aux procédures.
La banalisation de la corruption et de la mauvaise gestion est un obstacle majeur à la promotion d’une gestion des finances publiques. Il est essentiel de prendre des mesures fortes pour lutter contre la corruption et de renforcer les mécanismes de contrôle et de sanction pour les fonctionnaires qui violent la Loi.
La volonté politique forte et l’implication stricte de la Loi sont nécessaires pour restaurer la confiance dans les institutions et promouvoir une gestion transparente et responsable des finances publiques. Les discours ne suffisent pas, il faut des actes concrets pour assainir les finances publiques et promouvoir la transparence budgétaire.
La projection budgétaire de 7.233,3 milliards de francs CFA en 2026, est ambitieuse, mais elle ne réalisable que si les autorités prennent des mesures sérieuses pour lutter contre la corruption et la mauvaise gestion. Il est temps de passer à l’action pour restaurer la confiance dans les institutions et promouvoir un développement économique durable.

