Depuis le 17 novembre dernier date de la démission de tous les ministres élus députés, le peuple gabonais retient son souffle, et attend avec impatience, la nouvelle équipe gouvernementale que nous désignons comme le gouvernement de combat.
Combat contre les mentalités rétrogrades qui ne font pas avancer la cause du pays. C’est le premier adversaire que devra combattre ce gouvernement car l’homme pris dans ses coordonnées ontologiques devra être le centre et le moteur de tout développement.
Combat contre le sous-développement criard qui contraste avec la richesse du sol et du sous-sol gabonais. Ce n’est pas une fatalité le retard de développement cet adversaire multipolaire devra être combattu avec la dernière énergie et faire place à l’émergence, pas en temps que slogan, mais en temps qu’objectif réel à atteindre.
Combat contre la course à l’enrichissement illicite éhonté qui favorise l’évaporation financière et prive le pays des ressources nécessaires pour amorcer son essor vers la félicité. Pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, tout et rien à la fois, cette classification se trouve malheureusement contrariée par la réalité du terrain, un pays riche avec une immense majorité de la population pauvre, et une partie très minime de la bourgeoisie locale.
Tout le monde peut être appelé, mais il n’y aura que très peu d’élus parce qu’il n’y a plus de place pour de gouvernements pléthoriques, généralement formés pour calmer la rue et apaiser le front social.
Les élections sont désormais derrière, il y a un pays à construire et non des places à distribuer juste pour colorer l’équipe. Un gouvernement des femmes et des hommes neufs aux états de service avérés, pas de génération spontanée inexpérimentée, encore moins de vieux chevaux de retour pour perpétuer les noms, les castes, les coquins et les copains.
C’est pourquoi la main ne devra pas trembler, si tout le monde est utile, personne n’est indispensable. Chacun à sa place devra apporter son expertise et accompagner du geste et de la parole le mouvement républicain au-delà des idéologies politiques, des cercles philosophiques et des croyances religieuses.
Dans l’inclusivité prônée les différences devront s’exprimer pour animer la vie politique et nourrir la démocratie dont la vitalité sera scrutée dans cette Vè République naissante.
Un gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple est attendu pour remettre le pays en marche, pour l’essor vers la félicité.

