Les enseignants, prennent aujourd’hui la parole pour exprimer leur vive préoccupation et leur indignation face aux injustices persistantes qui affectent leurs situations administratives et leurs conditions de travail.
À bout de souffle et de patience
Depuis trop longtemps, ils sont confrontés à des difficultés et à des incertitudes qui compromettent non seulement leur mission éducative, mais également leur vie personnelle et leur dignité. En effet, les retards et irrégularités dans le traitement de leurs dossiers administratifs sont désormais inacceptables et ne sauraient plus être tolérés. Ces dysfonctionnements, de surcroît, leurs privent de la possibilité de planifier leur avenir, de subvenir aux besoins de leurs familles et de vivre dignement.
Par ailleurs, il est essentiel de rappeler que leurs revendications s’inscrivent pleinement dans le cadre de la Loi n°1/2005 du 4 février 2005 portant Statut Général de la Fonction Publique, laquelle garantit aux fonctionnaires la régularisation de leur situation administrative ainsi que le paiement intégral des salaires et rappels qui leur sont dus.
Les rappels soldes : une injustice inacceptable
De plus, ils dénonçent les rappels soldes qui leurs sont infligés, des mesures arbitraires et injustes qui ne tiennent aucunement compte de leur engagement et de leur travail quotidien. En effet, ils sommes des professionnels de l’éducation, et non de simples exécutants ! Ainsi, le non-respect de ces obligations constitue une violation manifeste des dispositions de la Loi n°1/2005, relatives à une rémunération équitable et à la transparence dans le traitement des dossiers administratifs.
Des conditions de travail indignes et dangereuses
En outre, leurs écoles sont confrontées à des problèmes criants :la surcharge des classes ;des infrastructures vétustes et inadaptées ;un manque dramatique de ressources pédagogiques.
Par conséquent, travailler dans de telles conditions compromet leur santé et leur sécurité. Chaque jour, ils accomplissent des miracles avec des moyens insuffisants. C’est pourquoi, nos revendications pour des conditions de travail décentes et sécurisées s’appuient également sur la Loi n°14/2005 du 8 août 2005 portant Code de Déontologie de la Fonction Publique, laquelle garantit la dignité, la sécurité et le bien-être des agents publics.
La mort prématurée de collègues : un cri d’alarme
De surcroît, ils pleurent leurs collègues disparus trop tôt, victimes de la pression, du stress et des conditions de travail insupportables. Ainsi, ils refusent que l’indifférence et l’incompétence de ceux qui devraient assurer leur protection continuent à emporter leurs camarades, leurs frères et sœurs.
Leurs exigences
Face à cette situation, ils exigent :
1. La régularisation immédiate de toutes les situations administratives avec effet solde conformément à la Loi n°1/2005 du 4 février 2005 ;
2. Le paiement intégral des rappels soldes, sans diminution ni tergiversation ;
3. Le paiement immédiat des vacations 4. Des conditions de travail décentes, sûres et respectueuses de notre santé, conformément à la Loi n°14/2005 du 8 août 2005 portant code de la déontologie de la fonction publique ;
5. La construction d’infrastructures scolaires dignes de ce nom sur l’ensemble du territoire, afin que tous les élèves bénéficient d’un traitement équitable, comme dans les établissements de Ruban Vert ou du Béret Vert ;
6. La prise en charge de la santé et du bien-être des enseignants, notamment par l’octroi de la prime de craie, afin de prévenir cette « tueuse silencieuse ».
Appel à la solidarité
Enfin, le collectif SOS Éducation lance un appel solennel à tous les enseignants pour qu’ils se joignent à lui dans cette lutte légitime. Ensemble, ils peuvent exiger le respect de leurs droits, la dignité et la sécurité dans leurs écoles.
Le Collectif S.O.S Éducation

