Comment résoudre le chômage au Gabon ? Aidons l’Etat à nous aider

Résoudre le chômage au Gabon est un défi complexe qui demande une approche multidimensionnelle — économique, éducative, sociale et institutionnelle. Il faut mettre en place une stratégie globale et pragmatique adaptée au contexte gabonais. Il ne faut pas se borner à attaquer le problème sous un angle (Fonction Publique, Privé ou Entrepreneuriat). Voici quelques propositions de stratégies. Nous l’avions déjà soumis au 1er gouvernement sous l’ère du CTRI.

1. Renforcer l’éducation et l’adéquation avec le marché du travail

Objectif : Former des compétences réellement demandées par les entreprises. Réforme des curricula pour rapprocher les formations des besoins du marché (technologies, services, métiers verts, tourisme, logistique, agriculture moderne).

Partenariats École–Entreprise : stages obligatoires, immersion en entreprise dès le secondaire et l’enseignement supérieur.

Promotion des métiers techniques : valoriser les formations en maintenance, informatique, énergies renouvelables, etc.

Formation continue et reconversion pour les chômeurs de longue durée. Est-ce le cas dans notre système éducatif actuellement ?

2. Dynamiser l’entrepreneuriat et les PME/PMI

L’État peut créer un écosystème favorable aux petites entreprises :

Accès facilité au financement (microcrédits, fonds de garantie, prêts jeunes entrepreneurs).

Guichets uniques pour simplifier les démarches de création d’entreprise.

Incubateurs et mentors pour accompagner start-ups et projets locaux.

Allègements fiscaux pour les jeunes entreprises créant des emplois durables.

Les PME sont souvent les plus gros pourvoyeurs d’emplois stables, plus que les grandes industries seules.

Aujourd’hui, la BCEG peut-elle nous sortir les résultats de personnes ayant bénéficié d’un appui financier ? Peut-on avoir des bilans à mi-chemin ? La question du financement a-t-elle été résolue ? Peut-on aujourd’hui dire que l’État accompagne tout jeune gabonais qui veut devenir un entrepreneur ? Quelles politiques étatiques au niveau des allègements fiscaux pour les start-ups ?

3. Diversifier l’économie au-delà du pétrole et du bois

Le Gabon dépend encore fortement des ressources naturelles. Diversifier permet :

-Agriculture à valeur ajoutéeTransformation locale des produits (cacao, café, manioc, fruits) pour créer des emplois agricoles, industriels et logistiques.

-Tourisme durable : Valorisation des parcs nationaux, écotourisme avec formation de guides, hôtels, artisans.

-Économie numériqueEncourager les services digitaux, E-commerce, fintech, centres d’appels, développement de logiciels.

4. Attirer les investissements productifs*

-via des zones économiques spéciales (ZES) : Infrastructures de base (routes, électricité, internet); Régimes fiscaux attractifs pour les industries qui embauchent localement

Accords tripartites : État – investisseurs – collectivités locales.

Il va falloir à ce niveau, près la ZES de Nkok et dans toutes les ZES que nous allons créer, revoir la législation du travail en République Gabonaise. On ne peut pas permettre à des personnes qui viennent d’ailleurs de chosifier notre peuple, ou de préférer d’autres peuples au nôtre pour des raisons d’enrichissement personnel. La ZES est une très bonne idée, mais il n’y a là-bas quasiment aucune entreprise gabonaise. La quasi majorité des entreprises qui existent sont étrangères et font dans l’exploitation de l’homme. Le Code du Travail doit être revisité pour mettre un accent particulier sur un meilleur traitement du Gabonais au travail.

5. Promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes

Programmes ciblés : Subventions pour l’embauche de jeunes diplômés. Coaching en entretien, écriture de CV, compétences numériques. Concours nationaux d’innovation avec bourses à la clé. Aide à l’accès au logement ou transport pour faciliter l’emploi.

Y a-t-il eu des choses qui ont été faites dans ce sens ? Pas à notre connaissance.

6. Économie sociale et solidaire

Encourager les coopératives agricoles, artisanales ou de services : Mise en réseau des artisans. Marchés locaux et exportations groupées. Formations en gestion et marketing.

Est-ce le cas ? Ce n’est pas encore perceptible. Mais, l’État gagnerait à communiquer dessus, à amener les artisans à se fédérer, à favoriser des foires pour amener les artisans à mieux écouler leurs produits.

7. Améliorer le climat des affaires et la gouvernance

Mesures essentielles :- Lutte contre la corruption; Respect des contrats et de la sécurité juridique; Simplification administrative; Transparence dans les marchés publics; Un climat stable et prévisible attire plus d’investisseurs et favorise la création d’emplois.

Voici basiquement ce que l’État peut faire. Ça ne coûte pas grand chose, juste un peu de volonté politique et c’est tout !

Ce que l’État doit à tout prix éviter : Trouver des solutions seul, sans les partenaires sociaux; Se reposer uniquement sur les emplois publics ou privés ; Financer sans supervision réelle; Penser à court terme sans développer des compétences durables.

L’ONG JEUNESSE ENGAGÉE POUR L’EMPLOI ET L’ENTREPRENEURIAT

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