Digitalisation, c’est la nouvelle destination vers laquelle les plus hautes autorités de la République ont décidé de mener l’administration, pour attraper la performance qui a longtemps fait défaut à l’économie du pays qui est tombée à bras raccourci sur l’endettement endémique.
Digitalisation oui, mais changement de mentalité d’abord, c’est le nouveau refrain que j’aurais modestement souhaité, ajouter en couplet pour rendre l’hymne national plus complet et arrimé à l’ère du temps.
Digitalisation oui, mais qui introduit les données à digitaliser ? Digitalisation oui, mais que digitalise-t-on ? La mentalité ou des simples données alpha-numériques ?
L’ambition est bonne, le dessein est noble, mais il faudrait insister sur l’homme, pris dans ses coordonnées ontologiques, c’est-à-dire l’homme considéré comme le moteur de tout développement ou toute croissance.
Un changement de mentalité, mieux un formatage des logiciels mentaux s’impose pour implémenter la nouvelle norme sociétale, moquée en sourdine par des esprits réfractaires au renouvellement des consciences.
C’est le moment où plus que jamais l’encre du silence devra composer avec le subconscient du resquilleur, pour s’inscrire dans la logique du résultat. Le changement fait peur, c’est vrai mais tout changement ne devrait pas être présenté sous le prisme l’inconnu à combattre. Il doit être vu plutôt sous l’angle d’une opportunité à saisir et à expérimenter pour espérer une évolution.
À tous ces qui ont fait du contournement des procédures leur crédo, le devoir vous interpelle, la Vè République vous attend pour opérer la rupture avec le détournement des fonds publics et tous les antivaleurs qui ont longtemps causé du tort au pays, au point de l’installer au panthéon des nations en retard de développement aux maisons toujours non alignées.
Le changement dans la continuité n’est pas une option viable,Le changement n’est pas une alternative, Mais le changement est un impératif qui devra s’imposer à tous comme une volonté divine, un acte moral sacré à accomplir pour éviter de rester au banc de la société.
Hermann DITSOGA, observateur politique

