đ‚đ«đąđŹđž đšÌ€ đ„â€™đ„Ìđđźđœđšđ­đąđšđ§ đ§đšđ­đąđšđ§đšđ„đž : 𝐄𝐭 𝐬𝐱 đ„đž đŻđ«đšđą đđžÌđ›đšđ­ đžÌđ­đšđąđ­ đšđąđ„đ„đžđźđ«đŹ ?

Il y a une grĂšve des enseignants au Gabon. Une Ă©niĂšme diraient certains. Cette grĂšve ne porte ni sur le statut de l’enseignant, ni sur le systĂšme Ă©ducatif, ni sur les contenus pĂ©dagogiques. Les enseignants rĂ©clament la rĂ©gularisation des situations administratives, les mises en solde et les rappels de solde. En somme : ils veulent obtenir par la grĂšve ce que l’État leur doit et qu’il aurait dĂ» rĂ©gler depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ .

À ce propos, il faut mettre fin Ă  une contre-vĂ©ritĂ© qui prospĂšre depuis le 30 aoĂ»t 2023 : l’idĂ©e selon laquelle tout aurait Ă©tĂ© gelĂ© avant le coup d’État. C’est faux. Les chiffres eux-mĂȘmes le dĂ©mentent.

Entre 2019 et 2023, le secteur de l’Éducation nationale a Ă©tĂ©, de trĂšs loin, le premier bĂ©nĂ©ficiaire des rĂ©gularisations administratives. Selon les donnĂ©es du ministĂšre de la Fonction publique, ce seul secteur a absorbĂ© 4 247 recrutements et 1 403 reclassements, soit 5 650 situations rĂ©gularisĂ©es en quatre ans, un volume largement supĂ©rieur Ă  tous les autres ministĂšres rĂ©unis.
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la ventilation ministĂ©rielle : sur les 11 079 recrutements rĂ©alisĂ©s sur la pĂ©riode 2019-2023, prĂšs de la moitiĂ© proviennent de l’Éducation nationale, ce qui montre que les rĂ©gularisations Ă©taient non seulement ouvertes, mais clairement prioritaires sur ce secteur.

Cette parenthĂšse fermĂ©e, il convient de noter que la demande des enseignants est d’autant plus lĂ©gitime aujourd’hui qu’il a Ă©tĂ© dit, de maniĂšre pĂ©remptoire et dĂ©finitive, que « l’État a l’argent (et que) durant tout le mandat, vous n’entendrez pas dire qu’il n’y a pas d’argent. », laissant entendre par ailleurs que toutes les situations administratives seraient rĂ©glĂ©es.
Du reste, l’amĂ©lioration du traitement des officiers gĂ©nĂ©raux et l’annonce de l’entrĂ©e en vigueur prochaine du service militaire obligatoire, prouvent que le problĂšme est moins budgĂ©taire que politique.

Je sais et j’entends dĂ©jĂ  les critiques qui me rappelleront que “j’ai Ă©tĂ© là” et que ces problĂšmes ne sont pas nouveaux. Je ne m’y dĂ©robe pas. Cependant, hier comme aujourd’hui, un ministre (fut-il mĂȘme Premier Ministre) ne porte pas sa propre vision ; il met en Ɠuvre le projet du PrĂ©sident de la RĂ©publique et agit dans le cadre qui lui est fixĂ©.
N’ayant jamais occupĂ© le portefeuille concernĂ© par cet important sujet, il ne me paraĂźt nullement superfĂ©tatoire de partager ici ma vision sur un enjeu aussi structurant pour la Nation.
Au prĂ©alable, notons que le conflit actuel en dit long sur l’état de l’Éducation nationale. Depuis plus de trois dĂ©cennies en effet, les gouvernements successifs se trompent de dĂ©bat. Ils rĂ©duisent l’école Ă  un problĂšme matĂ©riel et financier. Ils ont raison sur un point : les moyens comptent et il en faut. Mais ils se trompent sur l’essentiel : les moyens ne suffisent pas Ă  faire une bonne Ă©cole, si tant est que c’est lĂ  le but recherchĂ©.

Depuis 1992, l’État a augmentĂ© les salaires des enseignants, recrutĂ© davantage d’enseignants, construit des salles de classe et rĂ©habilitĂ© des Ă©tablissements. Il fallait le faire, c’était nĂ©cessaire. Il convient toutefois de constater que cela n’a pas Ă©tĂ© fait Ă  l’échelle des besoins, ni au bon endroit, ni au bon rythme. On a construit des salles de classe sans respecter la carte scolaire, sans anticiper les flux dĂ©mographiques et, surtout, sans corriger les dĂ©sĂ©quilibres territoriaux.
Plus grave encore, cĂ©dant Ă  la dictature de l’urgence, on a recrutĂ© sous la pression des besoins, sans former assez d’enseignants et sans amĂ©liorer leur traitement ni leurs conditions d’exercice, alors que le mĂ©tier s’est alourdi et complexifiĂ©.

Ces recrutements, lorsqu’ils ont eu lieu, n’ont pas rĂ©pondu Ă  la diversitĂ© des besoins dans ce domaine car, dans le mĂȘme temps, nous manquons cruellement d’inspecteurs pĂ©dagogiques, de conseillers d’orientation, d’enseignants spĂ©cialisĂ©s et d’ingĂ©nieurs pĂ©dagogiques, tous indispensables pour une Ă©cole moderne.
Et comme chacun peut l’observer, notre Ă©cole n’a pas gagnĂ© en qualitĂ©. Elle n’a pas prĂ©parĂ© les jeunes Ă  l’économie rĂ©elle, encore moins Ă  la transformation du pays. Elle continue de produire des cohortes de chĂŽmeurs, de sous-qualifiĂ©s et de diplĂŽmĂ©s en dĂ©calage avec l’économie.

Ce paradoxe est documentĂ© par tous les travaux internationaux. Selon la Banque mondiale, l’Afrique a “massifiĂ© la scolarisation sans massifier les compĂ©tences”. Le taux de scolarisation primaire a progressĂ© de 60 % Ă  plus de 80 % en trente ans sur le continent, mais le taux de compĂ©tence minimale en mathĂ©matiques et en lecture plafonne autour de 15-20 %. Le rapport UNESCO 2022 estime que 9 Ă©lĂšves sur 10 en Afrique subsaharienne n’atteignent pas le niveau de comprĂ©hension requis Ă  la fin du primaire. Dans le mĂȘme temps, l’OCDE rappelle que “l’emploi suit les compĂ©tences, pas les diplĂŽmes”.

Pourquoi un tel résultat ? Parce que les vrais sujets ne sont presque jamais abordés.

𝟏. đđźđžđ„đ„đž đžÌđœđšđ„đž đ©đšđźđ« đ§đšđ­đ«đž đđžÌđŻđžđ„đšđ©đ©đžđŠđžđ§đ­ ?
Une nation ne construit pas son Ă©cole pour remplir des salles de classe, mais pour transformer son Ă©conomie et construire sa souverainetĂ©. Sans articulation entre Ă©ducation et dĂ©veloppement, l’école devient un appareil bureaucratique et une usine Ă  diplĂŽmes sans dĂ©bouchĂ©s.
Dans les pays qui ont rĂ©ussi leur transformation industrielle en une gĂ©nĂ©ration (CorĂ©e du Sud, Vietnam, Rwanda) l’école a Ă©tĂ© le premier levier. Le Rwanda consacre aujourd’hui plus de 15 % de son budget national Ă  l’éducation, le Vietnam prĂšs de 20 % ; le Gabon oscille autour de 8-10 % selon les exercices budgĂ©taires, et encore !

𝟐. đđźđžđ„đŹ 𝐜𝐹𝐧𝐭𝐞𝐧𝐼𝐬 đ©đžÌđđšđ đšđ đąđȘ𝐼𝐞𝐬 ?
Les programmes scolaires restent figĂ©s dans une logique thĂ©orique, encyclopĂ©dique et mĂ©morielle. Le monde contemporain exige l’analyse, la rĂ©solution de problĂšmes, les sciences, le numĂ©rique, la crĂ©ativitĂ©, l’adaptabilitĂ©.
L’UNESCO estime que 55 % des emplois africains d’ici 2040 nĂ©cessiteront des compĂ©tences techniques et numĂ©riques que l’école actuelle n’enseigne pas. Tant que les contenus resteront alignĂ©s sur le passĂ© et non sur l’avenir, notre Ă©cole crĂ©era de la frustration plutĂŽt que des opportunitĂ©s.

𝟑. đđźđžđ„ 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐱𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭 ?
Un systĂšme Ă©ducatif est Ă  la hauteur de ses enseignants. Mais quelle vision avons-nous de ce mĂ©tier ? Recrutement, formation initiale, formation continue, statut, autonomie pĂ©dagogique, outils numĂ©riques : rien n’est pensĂ© comme un continuum professionnel.
L’OCDE considĂšre qu’un enseignant ne peut maintenir un niveau compĂ©titif sans 100 Ă  150 heures de formation continue par an. Au Gabon, comme dans la plupart des pays d’Afrique centrale, ce volume est proche de zĂ©ro.

𝟒. 𝐐𝐼𝐱 𝐬𝐹𝐧𝐭 đ„đžđŹ đšđœđ­đžđźđ«đŹ 𝐞𝐭 đȘđźđžđ„ 𝐞𝐬𝐭 đ„đžđźđ« đ«đšÌ‚đ„đž ?
L’Éducation nationale n’est pas l’affaire exclusive de l’administration centrale. Elle implique les parents, les collectivitĂ©s locales, les enseignants, les entreprises et la sociĂ©tĂ© civile. Mais depuis 65 ans, l’école gabonaise fonctionne sous une verticalitĂ© administrative : le ministĂšre prescrit, les enseignants exĂ©cutent, les parents observent, les Ă©lĂšves subissent.

𝟓. đđźđžđ„đ„đž đ©đ„đšđœđž đ©đšđźđ« đ„đž đ©đ«đąđŻđžÌ 𝐞𝐭 đ„đž đœđšđ§đŸđžđŹđŹđąđšđ§đ§đžđ„ ?
Autre tabou du dĂ©bat Ă©ducatif : le rĂŽle du privĂ© et du confessionnel. Au Gabon, un Ă©lĂšve sur trois est scolarisĂ© en dehors du public. C’est un fait majeur. Pourtant, aucune rĂ©flexion n’est conduite sur la place de ces Ă©tablissements, leurs missions, leurs obligations, leur contrĂŽle ou leur contribution au systĂšme.
Dans la plupart des pays, le privĂ© n’est pas traitĂ© comme un concurrent du public, mais comme un partenaire Ă©ducatif qui doit s’inscrire dans un cadre clair : programmes nationaux, certifications, contrĂŽle pĂ©dagogique, normes de recrutement, formation des enseignants.

Chez nous, il n’y a pas de rĂ©ponse systĂ©mique Ă  des questions essentielles :
‱ Qui forme les enseignants du privĂ© ?
‱ Qui valide leurs programmes ?
‱ Qui inspecte et Ă  quelle frĂ©quence ?
‱ Qui garantit que ces Ă©coles servent l’intĂ©rĂȘt national plutĂŽt qu’un marchĂ© dĂ©rĂ©gulĂ© de diplĂŽmes ?

Le cas du confessionnel pose encore d’autres enjeux : ces Ă©coles jouent souvent un rĂŽle social et Ă©ducatif dĂ©terminant, en particulier dans les zones oĂč l’État est absent. Elles sont soutenues par des rĂ©seaux internationaux, des congrĂ©gations ou des fondations. Elles offrent parfois de meilleurs rĂ©sultats que le public. Alors pourquoi ne sont-elles pas intĂ©grĂ©es au dĂ©bat Ă©ducatif national ? Et que dire des Ă©coles coraniques dont il ne semble pas qu’il existe un statut clair ni des contrĂŽles adaptĂ©s.
Dans les Ă©tudes de la Banque mondiale, de l’UNESCO et de l’OCDE, les pays qui ont amĂ©liorĂ© leur Ă©cole dans des contextes comparables (Maroc, Rwanda, Cap-Vert, Ghana
) ont tous procĂ©dĂ© de la mĂȘme maniĂšre, Ă  savoir : dĂ©finir un cadre national de qualitĂ©, ouvrir un espace rĂ©gulĂ© au privĂ© et au confessionnel, reconnaĂźtre qu’un systĂšme Ă©ducatif se construit avec plusieurs acteurs, mais sous la vision et l’orientation stratĂ©gique de l’État.

Le Maroc, le Ghana, le Kenya, le Rwanda et la CĂŽte d’Ivoire par exemple, ont mis en place une certification nationale, une inspection renforcĂ©e, des standards pĂ©dagogiques, la formation commune, et des obligations de service Ă©ducatif. Rien de cela n’existe aujourd’hui au Gabon.
Le confessionnel, au Gabon, souvent plus performant sur le plan disciplinaire et pĂ©dagogique, joue un rĂŽle social dans les environnements oĂč l’État est absent, mais reste inexplicablement en dehors de tout cadre stratĂ©gique.

Or, aucun pays ne peut construire une politique Ă©ducative performante sans intĂ©grer l’ensemble des rĂ©seaux dont il dispose.

𝟔. đ‹â€™đžÌđœđšđ„đž 𝐜𝐹𝐩𝐩𝐞 đ©đšđ„đąđ­đąđȘ𝐼𝐞 đžÌđœđšđ§đšđŠđąđȘ𝐼𝐞
Dans un pays oĂč plus de la moitiĂ© de la population a moins de 25 ans, l’école n’est pas une charge budgĂ©taire, c’est une politique Ă©conomique.
Dans une Ă©conomie pĂ©troliĂšre peu diversifiĂ©e comme la nĂŽtre, l’école doit ĂȘtre la premiĂšre politique industrielle. Elle conditionne en effet la productivitĂ©, l’emploi, l’innovation, la compĂ©titivitĂ©, la souverainetĂ© industrielle et la capacitĂ© d’un pays Ă  monter en gamme.

Depuis vingt ans, la Banque mondiale insiste sur un paradoxe africain : les États ont accru la scolarisation mais sans produire les compĂ©tences dont l’économie a besoin.
Les consĂ©quences directes de ces politiques sont connues : progression du chĂŽmage des diplĂŽmĂ©s, sous-productivitĂ© et dĂ©pendance aux importations. La Banque africaine de dĂ©veloppement estime quant Ă  elle, que la pĂ©nurie de compĂ©tences techniques coĂ»te entre 0,5 et 2 points de croissance par an aux Ă©conomies africaines. Dans le mĂȘme temps, paradoxalement, 65 % des entreprises africaines dĂ©clarent “ne pas trouver les compĂ©tences nĂ©cessaires Ă  leur dĂ©veloppement”.

Le Gabon n’échappe pas Ă  ce phĂ©nomĂšne. Notre Ă©conomie est peu diversifiĂ©e, nos entreprises peinent Ă  recruter et nos jeunes peinent Ă  s’insĂ©rer. PrĂšs de 40 % des diplĂŽmĂ©s du supĂ©rieur sont en situation de chĂŽmage ou de sous-emploi quelques annĂ©es aprĂšs leur sortie, signe d’un systĂšme Ă©ducatif qui fabrique des dĂ©classĂ©s. Signe Ă©galement que l’école ne joue pas son rĂŽle de “chaĂźne de valeur du capital humain”.

Or tous les pays qui ont rĂ©alisĂ© une transformation Ă©conomique en une gĂ©nĂ©ration (CorĂ©e du Sud, Singapour, Vietnam, Rwanda) ont prioritairement mis l’éducation au cƓur de leur stratĂ©gie de croissance. Pas seulement en mettant plus d’élĂšves Ă  l’école, mais en alignant les contenus sur les filiĂšres Ă©conomiques, l’innovation, le numĂ©rique, les compĂ©tences techniques et l’industrie.

𝟕. đ‹â€™đžÌđœđšđ„đž 𝐜𝐹𝐩𝐩𝐞 đ©đšđ„đąđ­đąđȘ𝐼𝐞 𝐝𝐞 đŹđšđźđŻđžđ«đšđąđ§đžđ­đžÌ
Dans un monde fragmenté, une nation dépend de sa capacité à former ses propres ingénieurs, informaticiens, techniciens, médecins, enseignants, juristes, cadres et chercheurs. Tant que ces compétences sont importées ou externalisées, la souveraineté reste théorique.

Le Gabon importe non seulement les biens de consommation courante mais aussi, les compĂ©tences dont il a besoin pour son dĂ©veloppement. C’est la dĂ©pendance ultime.
En refusant d’aborder toutes ces questions de font, le gouvernement prend un risque est Ă©vident : transformer chaque conflit en nĂ©gociation financiĂšre, chaque grĂšve en dette administrative, et chaque rĂ©forme en ajustement budgĂ©taire. A force, on finit par oublier que l’école n’existe pas pour gĂ©rer des crĂ©dits, mais pour forger des gĂ©nĂ©rations.

On ne dira jamais assez que l’école est la premiĂšre politique industrielle, la premiĂšre politique sociale, la premiĂšre politique de sĂ©curitĂ©, la premiĂšre politique de souverainetĂ© d’un pays. Sans elle, il n’y aura ni transformation Ă©conomique, ni innovation, ni citoyennetĂ©.

𝟖. 𝐇𝐼𝐱𝐭 đ©đ«đšđ©đšđŹđąđ­đąđšđ§đŹ đŹđ­đ«đźđœđ­đźđ«đšđ§đ­đžđŹ
Au Gabon, le dĂ©bat Ă©ducatif doit sortir des procĂ©dures et revenir au projet. Il ne s’agit pas seulement de payer ce qu’on doit aux enseignants (il faut le faire, c’est une urgence de justice sociale et d’équitĂ©), mais de rouvrir le dĂ©bat que nous avons suspendu depuis trop longtemps :

𝐐𝐼𝐞 đŻđšđźđ„đšđ§đŹ-𝐧𝐹𝐼𝐬 đŸđšđąđ«đž 𝐝𝐞 đ§đšđ­đ«đž đžÌđœđšđ„đž 𝐞𝐭 𝐝𝐞 đ§đšđ­đ«đž đ©đšđČ𝐬 ?
Si nous voulons une Ă©cole qui serve la Nation, qui prĂ©pare les jeunes Ă  l’insertion professionnelle, Ă  l’innovation et Ă  la citoyennetĂ©, alors nous devons sortir du rĂ©flexe budgĂ©taire et entrer dans le rĂ©flexe stratĂ©gique.

Si nous voulons une école qui contribue réellement au développement, alors nous devons changer de logiciel.

Huit chantiers structurants s’imposent :

‱ đ‚đ„đšđ«đąđŸđąđžđ« đ„đš đŸđąđ§đšđ„đąđ­đžÌ 𝐝𝐞 đ„â€™đžÌđœđšđ„đž
Définir une stratégie éducative alignée sur le développement : compétences, filiÚres, innovation, productivité, citoyenneté.

‱ đ‘đžÌđŸđšđ«đŠđžđ« đ„đžđŹ 𝐜𝐹𝐧𝐭𝐞𝐧𝐼𝐬 đ©đžÌđđšđ đšđ đąđȘ𝐼𝐞𝐬
Introduire le numĂ©rique, les sciences, l’analyse, la crĂ©ativitĂ©, les compĂ©tences techniques et les compĂ©tences de vie (soft skills).

‱ đ‘đžđŻđšđ„đšđ«đąđŹđžđ« 𝐞𝐭 đ©đ«đšđŸđžđŹđŹđąđšđ§đ§đšđ„đąđŹđžđ« đ„đž đŠđžÌđ­đąđžđ« 𝐝’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐱𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭
Refonte formation initiale + formation continue + statut + autonomie pĂ©dagogique + outils numĂ©riques. La question d’un statut particulier n’est pas Ă  exclure et ne devrait, en aucune maniĂšre, se rĂ©sumer aux seuls avantages financiers et matĂ©riels.

‱ đ‘đžđđžÌđŸđąđ§đąđ« đ„đš đ đšđźđŻđžđ«đ§đšđ§đœđž 𝐝𝐼 𝐬đČđŹđ­đžÌ€đŠđž đžÌđđźđœđšđ­đąđŸ
Sortir de la verticalitĂ© administrative, renforcer le rĂŽle des parents, des collectivitĂ©s locales, des entreprises, des syndicats, et crĂ©er un mĂ©canisme d’évaluation indĂ©pendant.

‱ đ‘đžÌđ đźđ„đžđ« 𝐞𝐭 đąđ§đ­đžÌđ đ«đžđ« đ„đž đ©đ«đąđŻđžÌ 𝐞𝐭 đ„đž đœđšđ§đŸđžđŹđŹđąđšđ§đ§đžđ„ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐼𝐧𝐞 đ„đšđ đąđȘ𝐼𝐞 𝐝𝐞 đŹđžđ«đŻđąđœđž đ©đźđ›đ„đąđœ
Certification, inspection, formation, standards nationaux, obligations éducatives, et partenariats.

‱ đ€đ«đ­đąđœđźđ„đžđ« đ„â€™đžÌđœđšđ„đž 𝐚𝐼 đŠđšđ«đœđĄđžÌ 𝐝𝐼 đ­đ«đšđŻđšđąđ„ 𝐞𝐭 đšÌ€ đ„đš đ©đšđ„đąđ­đąđȘ𝐼𝐞 đąđ§đđźđŹđ­đ«đąđžđ„đ„đž
Cartographie des besoins, filiùres techniques, apprentissage, orientation professionnelle, passerelles vers l’emploi.

‱ đˆđ§đŻđžđŹđ­đąđ« 𝐝𝐚𝐧𝐬 đ„â€™đžÌđđźđœđšđ­đąđšđ§ 𝐜𝐹𝐩𝐩𝐞 đ©đšđ„đąđ­đąđȘ𝐼𝐞 đžÌđœđšđ§đšđŠđąđȘ𝐼𝐞
Coûts assumés mais retours mesurables : productivité, innovation, croissance, souveraineté et réduction du chÎmage.

‱ đ‚đšđ§đŹđ­đ«đźđąđ«đž 𝐼𝐧𝐞 đžÌđœđšđ„đž 𝐝𝐞 đ„đš 𝐜𝐱𝐭𝐹đČđžđ§đ§đžđ­đžÌ
RĂ©habiliter les humanitĂ©s, notre histoire nationale, notre gĂ©ographie, le dĂ©bat, l’esprit critique et le sens du bien commun. Un pays qui n’enseigne pas son histoire ne peut pas exiger de sa jeunesse qu’elle la prolonge.

Ces chantiers ne sont pas idéologiques ; ils sont stratégiques. Un pays qui ne maßtrise pas son école ne maßtrisera ni son économie, ni sa démocratie, ni son avenir.
Une Ă©cole n’est pas un poste de dĂ©pense. C’est le premier instrument d’un pays pour se dĂ©velopper, se moderniser et demeurer libre.

đ€đ„đšđąđ§-đ‚đ„đšđźđđž đđąđ„đąđž-𝐁đČ-𝐍𝐳𝐞
𝐮𝑛𝑐𝑖𝑒𝑛 𝑃𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑒
đ‘ƒđ‘Ÿđ‘’Ìđ‘ đ‘–đ‘‘đ‘’đ‘›đ‘Ą 𝑑𝑱 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑱𝑒 𝐾𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑃𝑜𝑱𝑟 𝑙𝑒 đș𝑎𝑏𝑜𝑛


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