Dans sa verve habituelle, le Conseiller Spécial Porte-Parole de la Présidence de la République Théophane Nzame Nze Biyoghe a animé sa traditionnelle conférence de presse mercredi 21 janvier 2026 au Palais Rénovation du bord de mer à Libreville.
Mais avant, il a au nom du Président de la République, adressé aux journalistes et à l’ensemble de leurs rédactions et à l’ensemble de votre corporation, les condoléances du chef de l’État suite à la disparition tragique et brutale du confrère, Brice Ndong, qui nous a été arraché dans des circonstances brutales au lendemain de son anniversaire. « Je voudrais que, pour honorer sa mémoire, nous nous tenions debout et que nous observions une minute de silence. Brice était brillant. Il va nous manquer. Il va nous manquer ici, lors des conférences de presse, mais il va surtout nous manquer sur tous les champs de bataille sur lesquels il a combattu avec les armes nobles du journalisme d’investigation » a déclaré le Porte-Parole.
Aussi, cette conférence de presse était particulière, et cela à plus d’un titre, entre autres raisons. D’abord parce qu’elle est la conférence de presse inaugurale de la nouvelle année, et deuxièmement parce qu’elle s’inscrit dans un contexte marqué par une actualité nationale dense, à laquelle elle a été donc exclusivement consacrée.
D’abord, le secteur éducatif. S’agissant de la crise qui secoue le dit secteur, le gouvernement, sous l’impulsion directe du Président de la République, a engagé, comme vous le savez, des discussions avec les acteurs de la grève, effectives depuis le mois de décembre 2025. Ces discussions ont abouti à un engagement du gouvernement à mettre en solde 328 sortants d’écoles normales ENS, ENSET, soit 100% des dossiers pris en compte, à mettre en présalaires 692 sortants d’ENIL et de l’ENIF, entendez donc les écoles nationales d’instituteurs de Libreville et de Franceville, soit également 100% des dossiers pris en compte, à mettre en présalaires 1810 enseignants anciennement appelés bénévoles, représentant, là encore, 100% des dossiers pris en compte, et à régulariser 4000 situations administratives, notamment les titularisations, avancements automatiques et reclassements après stages, et à régulariser progressivement le reste des situations constatées selon une programmation établie de commun accord.
« C’est le lieu ici, quand même, de dire un petit mot, au-delà des chiffres, sur ce que l’on pense de cette situation, de cette crise au sein du secteur éducatif et de la condition de l’enseignant. Le président de la République, le premier, a tenu à souligner que l’ensemble des revendications du secteur sont des revendications légitimes. Et elles le sont d’autant plus.
Quels sont les résultats de décennies de tergiversation, de décennies de mauvaise gestion ? Elles résultent d’un passif lourd, très lourd, trop lourd, pour que des solutions immédiates soient apportées et que les effets en soient tout aussi immédiats. Aussi, le Président de la République n’a pas attendu que la grève se déclenche dans le secteur de l’éducation pour prendre dans ce domaine en particulier le taureau par les cornes et apporter des débuts de solutions. Depuis le début de la transition, il a agi fortement pour commencer à régler progressivement les problèmes auxquels les enseignants sont confrontés.
Deux-trois points en guise d’exemple. L’extension et l’amélioration des infrastructures scolaires, la construction et la rénovation de plus de 196 salles de classe sur l’ensemble du territoire national, la gratuité de la scolarité instituée par le Comité de la Transition et de la Restauration des Institutions en date du 8 septembre 2023, pour vous dire, le rétablissement des bourses d’études annoncées le 4 septembre 2023 et aussi la création des instituts de formation des professeurs d’école pour Franceville, Mouila et Oyem. Il y a donc un intérêt constant qui a été porté à la question éducative depuis que le Président de la République a pris les destinées de la nation en main » a affirmé Théophane Nzame Nze Biyoghe.
On ne saurait mésestimer ou déprécier la qualité d’enseignant, la responsabilité et le dévouement de nos enseignants. Ce sont des compatriotes qui appartiennent à chacune de nos familles. L’État est intéressé et par l’évolution des conditions de vie et de travail des professionnels du secteur. Tous ces efforts traduisent donc la place centrale qu’occupe l’éducation dans la vision du Président de la République pour l’avenir de notre pays. « Dans ce contexte, un appel solennel à l’apaisement et au sens des responsabilités est adressé à l’ensemble de la communauté éducative. Il est impératif, collectivement, de sauver l’année scolaire de nos enfants. Le Président de la République tient à rassurer l’opinion sur la mise en œuvre de mécanismes rigoureux de suivi et d’évaluation des engagements récemment pris et annoncés par le gouvernement de la République » a-t-il ajouté.
Concernant le secteur de la santé, le chef de l’État a accordé une audience aux responsables des 13 syndicats du secteur hier mardi, illustrant ainsi son écoute permanente et son attachement à un dialogue social constructif. Cette rencontre a permis de passer en revue l’ensemble des revendications, notamment la situation administrative des agents, la gestion de la main-d’œuvre non permanente ainsi que sur la gouvernance et le fonctionnement des structures hospitalières.
Elle a par ailleurs été l’occasion de rassurer les partenaires sociaux quant à leur prise en compte progressive et réaliste en cohérence avec les capacités actuelles de l’État. Là encore, l’occasion nous est donnée de constater que, dans la santé comme dans l’éducation, le chef de l’État a commencé à agir très fortement très tôt, dès la prise en main du pays. Et là encore, quelques exemples illustratifs suffisent à nous en convaincre : L’adoption du plan national de développement sanitaire, PNDS, l’adoption de la politique nationale de santé, la régularisation administrative ayant permis le recrutement et la mise en sol de plus de 700 agents de santé, notamment les personnels en attente et les sortants d’école, la réhabilitation et la réouverture des écoles de santé pour répondre aux besoins de formation à Mouila, Makokou et Oyem, la mise en place d’une chaîne de froid vaccinale, et les équipements et mises en service de plusieurs hôpitaux départementaux, à Ndende, à Fougamou, Mintzik, Ovan, Léconi. Autant d’efforts qui traduisent, là aussi, l’intérêt particulier qui est accordé par le chef de l’État au secteur de la santé qui bénéficie de l’intention particulière comme celle qui est accordée au secteur de l’éducation.
Dans le même esprit que ce qui a été fait, justement, dans le secteur de l’éducation, il est envisagé la mise en place prochaine d’une commission tripartite réunissant l’ensemble des acteurs pertinents afin d’instaurer un cadre de concertation permanente autour des problématiques de la santé publique dans notre pays.
Les responsables syndicaux ont indiqué que la volonté n’était pas d’entrer en grève pour le simple principe de la grève. La volonté est là d’accompagner l’État et de s’assurer que, par des mécanismes de concertation permanente, l’État puisse mettre en œuvre les solutions qui sont d’ores et déjà identifiées pour régler l’ensemble des problématiques auxquelles nous sommes confrontés dans le secteur de la santé.
Des événements récents ayant ému l’opinion nationale ont remis la question de la lutte contre l’insécurité au devant des préoccupations constantes des populations. « Le chef de l’État réaffirme son engagement ferme et sans ambiguïté à garantir la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Des efforts soutenus sont déployés pour renforcer les capacités opérationnelles de nos forces de sécurité à travers des dotations accrues et l’amélioration de leurs conditions de travail » a révélé le Porte-Parole.
Parallèlement, le Président de la République veille à garantir l’indépendance, l’efficacité et la crédibilité de la justice, piliers fondamentaux de l’État de droit et instruments essentiels dans la lutte contre toutes les formes de criminalité et d’impunité. C’est le sens de son interpellation à l’endroit des magistrats, le 19 décembre dernier, au cours d’une session du Conseil supérieur de la magistrature. Il y invitait l’institution judiciaire à ne plus être, je cite, « un simple spectateur des soubresauts de la vie publique ». Et il déclarait, je cite là encore, Enfin, s’agissant de la nouvelle édition du Club de Libreville, sur un aspect plus économique, cette initiative traduit la volonté du chef de l’État de mobiliser l’ensemble du secteur financier national au service du développement économique de notre pays. Concrètement, il est question d’emmener les établissements de crédit à financer les projets de l’État, accompagner et conseiller ce dernier, soutenir les politiques publiques pour transformer l’économie, et cela afin qu’elles servent les intérêts des Gabonais d’abord.
Cette mobilisation est indispensable pour accompagner le financement des grands engagements économiques contenus dans le plan de croissance et de développement 2026-2030. Et à travers ces actions, le président de la République réaffirme avec force son ambition de souveraineté économique et sa détermination à ne jamais dévier de cette trajectoire dans l’intérêt supérieur de notre nation.
Pour finir, le Porte-Parole de la Présidence a réaffirmé que « Le Président de la République demeure pleinement engagé à conduire le Gabon sur la voie de la stabilité, du dialogue, de la justice sociale et du développement durable ».

