La Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF) a été l’opportunité pour les journalistes, experts, chercheurs et acteurs institutionnels de confronter leurs expériences, d’identifier les défis communs et de proposer des pistes concrètes pour une intégration maîtrisée, éthique et responsable de l’IA dans le travail journalistique.

Au fil de la première journée de réflexion et d’échanges, plusieurs axes thématiques ont été explorés, notamment la Conférence inaugurale « l’IA et le journalisme en Afrique » par le Dr Jean-Claude Nkou (Congo Brazzaville). Elle a mise en lumière la redéfinition de l’IA comme la valeur ajoutée du journaliste à travers des instruments comme la rédaction algorithmique, vérification factuelle automatisée. Cela sans perdre sa mission de service public de l’information.
La première table ronde s’est articulée autour de la problématique : « l’intelligence artificielle, nouvel protagoniste de l’information : péril ou levier pour le journalisme francophone ? » par Georges Dougueli (France-Cameroun), journaliste à l’hebdomadaire Jeune Afrique, Evelyne Mengue Koung (Cameroun), Olivier Piot (France) avec comme modérateur Viviane Mouhi Nguessan (Cote d’Ivoire). Elle a proposée comme un débat sur l’apport réel de l’IA dans les médias. Les participants ont analysé l’IA d’une part comme levier d’innovation favorisant la créativité et la performance, et d’autre part, comme un risque d’uniformisation des contenus et de perte d’indépendance éditoriale.

Enfin, l’atelier 1 s’articulait autour de la thématique « L’initiation aux outils de l’IA pour les journalistes : rédaction assistée veille intelligente et fact-checking automatisé » par Melba Nzang Meyo (Gabon) et Boursier Tchibinda (Gabon) avec comme modérateur Eric Ambago (RDC). L’objectif était d’explorer les possibilités offertes par les nouvelles technologies tout en discutant des limites éditoriales, sur la notion de rédaction augmentée où la machine soutient le journaliste sans le remplacer.
Force est de constater que, la CIPREF affirme sa volonté de participer activement à la réflexion globale sur l’avenir des médias à l’ère de l’IA, et son attachement à une presse libre, professionnelle et engagée au service de la démocratie et du développement.

