Le Cameroun veut toujours se ridiculiser au monde. La gestion des contrats de concession du scanning dans plusieurs pays relève de la compétence des autorités portuaires sous l’encadrement de la tutelle technique comme le Ministère des Transports. Mais le modèle camerounais est atypique, allons-y. Le Gournement avait signé…le Gouvernement avait signé…L’Etat avait signé…c’est qui l’Etat? C’est qui le Gouvernement?
Quelques exemples de contrat de concession de scanning
1-Port de Cotonou(Benin)
La signature des contrats stratégiques, y compris les projets liés au scanning et à la modernisation des infrastructures, au Port Autonome de Cotonou (PAC) est généralement effectuée par le Directeur Général du Port Autonome de Cotonou (PAC).
Le Directeur Général du PAC procède à ces signatures, souvent en présence du Ministre des Infrastructures et des Transports.
2-Port de Libreville(Gabon)
La signature des contrats de scanning au port de Libreville est généralement gérée par l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG), agissant comme autorité portuaire. Le processus implique souvent une convention de concession entre l’État gabonais et un prestataire privé spécialisé, validée par le Conseil d’administration de l’OPRAG qui est Responsable de la gestion et de la sécurité du port.
3-Port de Tanger Med (Maroc)
La signature des contrats liés au scanning et aux opérations de contrôle au port de Tanger Med est principalement orchestrée par la Tanger Med Port Authority (TMPA), en collaboration avec l’administration des douanes et impôts indirects. TMPA gère l’infrastructure, tandis que des sociétés spécialisées comme Transatlantic peuvent intervenir dans les opérations de scanning.
Tanger Med Port Authority (TMPA) est également responsable de la gestion et de l’organisation des services, y compris la dématérialisation du check-in scanner à l’export.
4-Port de Malabo( Guinée Equatoriale)
La gestion et la modernisation des ports de Malabo et Bata en Guinée équatoriale, incluant les infrastructures de scanning, sont confiées à Alport G.E., une entité en partenariat avec le groupe turc Albayrak. La signature des contrats de concession de tels services stratégiques est validée par le gouvernement, impliquant le ministère des Transports.
5-Port de Dakar( Sénégal)
La signature des contrats liés au scanning et à la digitalisation des services, y compris la sûreté portuaire au Port autonome de Dakar (PAD), est généralement sous la responsabilité de la Direction Générale du Port Autonome de Dakar (SN PAD). Le Directeur Général signe les accords de partenariat, notamment avec des entités technologiques, pour moderniser les infrastructures.
Notre spécificité avec plusieurs tutelles et acteurs avec l’ingérence de la Présidence de la république et de la primature et autres peut être questionnée…le problème est systémique. Les problèmes de football se gèrent en haut lieu. La gestion des poubelles a plusieurs acteurs alors qu’elle serait plus efficace si les CTD étaient responsabilisées.Le recutement des universitaires ne se fait pas en département dans les Universités, mais se décide à la présidence ou à la primature….la liste est loin d’être exhaustive, c’est mieux de la limiter. Aucune surprise sur ce qui se passe avec le scanning du PAD. C’est un problème de gouvernance portuaire. Et dans les autres pays c’est ce modèle qui vaille. Je suis amusé quand on veut inféoder la tutelle financière via la DGD à cette ingérence du scanning sous le pretexte de la sécurité. C’est une fabrication camerounaise, c’est politique…c’est le Port qui mets les équipements et infrastructures portuaires à la disposition de la DGD ou alors c’est la DGD qui les mets à la disposition du PAD?
Un jour le choix de nos épouses et copines se décidera aussi en haut lieu par le politique. Voilà pourquoi l’Etat est dans la rue.
Onguene Ateba
Economiste et Logisticien des transports

