« La grève est un instrument de négociation et non une arme de guerre ou un tremplin politique ! » par Norbert Epandja

« …Dans une quasi-unanimité, la base de la plateforme SOS Education a voté samedi, à l’issue d’une assemblée générale…, en faveur de la grève… Les grévistes attendent davantage du gouvernement, lequel, au contraire, estime avoir donné suffisamment de gages de sa bonne volonté… ». Source : L’UNION, numéro 15036 du lundi 02 février 2026.

L’ÉCOLE ET LE DIPLOME figurent parmi les acquis les plus précieux de l’humanité. L’ÉCOLE , lieu de transmission des savoirs, de formation de la personnalité, de partage des valeurs. Le DIPLOME , document de certification du niveau de connaissances et de compétences, facilitant l’accès à l’emploi et à l’innovation des techniques. Cependant, l’école à un défaut : elle n’est pas une œuvre de la nature, mais une création de l’homme, qui peut donc être soit améliorée, soit innovée ou supprimée.

Ce rappel a pour but de provoquer un débat sur l’enseignement et la pratique du métier d’enseignant au Gabon, métier qui autrefois était un sacerdoce mais qui, semble avoir perdu cette vocation, à cause de toutes ces grèves à répétition qui datent de l’époque d’Omar Bongo Ondimba.

Rappelons que la grève syndicale est un mouvement apolitique pacifique et démocratique, permettant de provoquer des négociations avec l’employeur ou le gouvernement pour obtenir des avancées sociales.

La négociation quant à elle, est l’art du compromis. Et le radicalisme un suicide. Si le gouvernement « estime avoir donné suffisamment de gages de sa bonne volonté », ceci devrait amener les Enseignants à faire preuve de recul, pour éviter que leur grève s’enlise et se transforme en mouvement politique, étant déjà infecté d’anciens syndicalistes et enseignants retraités qui ne devaient pas être là.

Voici ce qu’en dit le journal en ligne GABONACTU.COM :

«…Ces derniers jours, Marcel Libama s’est illustré par un activisme soutenu autour du mouvement de grève déclenché par des enseignants…en activité à travers le Mouvement SOS Éducation. Son discours affirmant le respect total de la grève et l’absence de cours dans les établissements contraste avec la position officielle des pouvoirs publics, qui dénoncent une volonté de maintenir la tension et de défier les instructions administratives.

L’interpellation de l’ancien syndicaliste soulève également la question de sa légitimité à conduire ou à influencer un mouvement social touchant des agents en activité. Enseignant à la retraite, sa présence dans cette mobilisation est perçue par certains comme un défaut de « qualité à agir… ».

Si certains compatriotes voient Marcel Libama et Simon Edzo comme des nostalgiques d’un syndicalisme révolu, qui privilégiait la confrontation à la négociation, d’autres les perçoivent comme des opportunistes cherchant à instrumentaliser la grève des enseignants, pour satisfaire leurs intérêts personnels, certains d’entre eux ayant perdu les fonctions qu’ils occupaient.

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