« Le Kounabelisme : Dans ce Gabon-là, nous sommes tous des Kounabelistes des Kounabelistes ! » par Nobert Epandja

HIER , quand ils étaient au pouvoir et défendaient, bec et ongle, le régime criminel d’Ali Bongo Ondimba , personne ne les traitait de « Kounabélistes ». Aujourd’hui, dès que tu as osé soutenir le Chef de l’Etat, Bice Clotaire Oligui Nguema , ou apprécier le brillant travail qu’il est en train d’accomplir à la tête de notre pays, ils te nomment « Kounabéliste ».

Avant tout, c’est quoi le « Kounabélisme » ? Le vocable est né du flétrissement du groupe d’animation « Kounabéli », considéré par ceux qui l’ont créé (le vocable), comme un groupe propagandiste du régime Bongo-PDG et composé de femmes, vues par eux, comme des personnes sans discernement et esprit critique. Et c’est un euphémisme.

LE « Kounabelisme » s’entend donc, selon eux, un comportement grégaire et opportuniste d’une personne qui refuse la réflexion pour se soumettre, passivement à des opinions, doctrines ou dirigeants d’un pays ou d’un groupe.

Mais au fil du temps, l’acception de ce vocable est montée en grade. Aussi, « Le Kounabélisme » est-il devenu, d’une manière générale ou par extension : toute attitude ou agissement contraire à la bonne moralité, au savoir vivre ensemble, à la bonne éducation de base. Et ce n’est pas tout !

« Le Kounabélisme » c’est également l’ignorance, l’illettrisme, la naïveté, la cachoterie, le tribalisme, la malhonnêteté, l’impolitesse et tous autres faits crasseux qui défient le bien, la raison et fait régresser l’Homme.

Ce qui suit devrait suffire pour permettre de mieux comprendre pourquoi cette chronique dit que « Nous sommes tous des kounabelistes ».

1. De 1967 à 1990, nous avons tous dansé au rythme des musiques des groupes d’animation du PDG. Chaque province en avait un ou plusieurs. Et personne ne nous a délivrés de cette trirème. Si la conférence nationale n’avait pas eu lieu et si Omar Bongo Ondimba n’avait pas fermé les yeux, nous serions encore dans le Kounabélisme triomphant.

2. Pendant que les autres inventent, créent et innovent, nous, on passe notre temps à insulter le Président de la République dans des audios et des vidéos postées dans les réseaux sociaux, comme si l’Internet et les plateformes de discussion ont été inventés et créés pour cela.

3. Un compatriote poste une analyse, au lieu de faire une contre-analyse, avec des arguments pertinents pouvant enrichir le débat et même lui apporter d’autres éléments d’appréciation, nous, on lui répond par des injures, des attaques personnelles et des outrages.

4. Pendant que les autres diasporas s’épongent des intelligences et des techniques des autres pour créer des petites entreprises au pays et apporter de la valeur ajoutée dans la construction de celui-ci, la diaspora gabonaise est truffée d’individus qui se disent intellectuels et « activistes », mais passent leur temps à trahir leur propre pays et à insulter leurs dirigeants.

A suivre…

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