Les Gabonais affirment constamment leurs idées, leurs convictions ou leurs désirs en ces temps de confusion, de fausses nouvelles, de vérités incertaines et de dirigeants douteux.
En effet, ils doivent comprendre et répondre par un suivi fidèle dans leur pays qui valorise la performance, l’adaptabilité et la polyvalence. Même qu’il est facile de croire que pour réussir, il faut être sur tous les fronts. Car, au Gabon, la légitimité du gouvernement Oligui Nguema provient du peuple : ce sont les citoyens qui sont jugés légitimes à décider les principes et la manière dont ils doivent être gouvernés.
La vraie réussite ne réside pas dans la multiplication des actions, mais dans la cohérence entre leurs choix et leurs principes. Même qu’elle apporte un sentiment de paix intérieure et de satisfaction durable. Paradoxalement, beaucoup de Gabonais continuent à agir comme si le pays avait une réalité absolue, lui accordant un sérieux disproportionné et laissant la peur guider leurs choix. Les mots ont une valeur seulement lorsqu’ils sont accompagnés d’actes.
Malgré les variations dans le contenu des normes sociales entre les cultures et les époques historiques, il existe clairement une prédisposition morale innée et universelle. Elle est importante parce qu’elle est susceptible d’influencer puissamment la vie des gens et la société dans son ensemble. Si chacun raisonne à l’échelle individuelle, en comparant les coûts et les risques liés à l’engagement dans une action collective (calcul coûts/bénéfices), la décision la plus rationnelle consiste donc à ne pas se mobiliser en attendant que les autres le fassent pour soi.
Au final, la liberté ne consiste pas à contrôler le Gabon, mais à vivre en accord avec soi-même, sans compromis ni crainte inutile, tout en reconnaissant la complexité de notre existence.

