Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, un jeune qui partage son projet d’avenir, son travail ou même un projet éducatif reçoit peu d’attention. Les likes et les vues sont rares. Mais lorsque certains jeunes choisissent d’exhiber leur nudité ou de dévoiler les détails intimes de leur vie privée — des contenus qui n’apportent rien de constructif — ils récoltent des millions de vues. Ce constat est douloureux. Il met en lumière un paradoxe frappant : la jeunesse semble se détourner de ce qui est essentiel.
Face à cela, une question s’impose : est-il plus important de se divertir dans l’instant, sans penser à l’avenir, ou bien de commencer dès aujourd’hui à bâtir le futur dont nous rêvons ? L’essentiel ne réside-t-il pas dans cette construction, dans la capacité de prendre les rênes de notre avenir ? En tant que jeunes, il est crucial de se poser cette question : que faisons-nous réellement sur les réseaux sociaux ? Qui sommes-nous dans cet espace virtuel ? Que dit de nous ce que nous y publions ?
Les réseaux sociaux sont-ils des vecteurs de changement ou des miroirs de notre époque ? Si aujourd’hui, nos actions en ligne se limitent à des distractions futiles, qu’en est-il des générations futures ? Quel héritage laissons-nous derrière nous ? Plus que jamais, il est impératif de promouvoir un usage responsable de ces plateformes. Les réseaux sociaux ne doivent pas être qu’une vitrine de plaisanteries et de distractions sans fin.
Après tout, nous dépensons des sommes considérables en forfaits internet, uniquement pour gaspiller notre temps dans des contenus insignifiants.
Et si, parmi toutes ces minutes passées à rire et à nous divertir, nous en prenions ne serait-ce que 100 pour accomplir une action bénéfique ? Et si, au lieu de consommer passivement, nous choisissions de construire ? Construire un avenir où l’espace virtuel est un tremplin qui porte les projets juvéniles, un tremplin où la jeunesse pense.

