Intégration énergétique en Afrique Centrale : Réunion du PEAC à Libreville

La 27e session ordinaire de la Direction du Pool Énergétique de l’Afrique Centrale (PEAC) s’est tenue jeudi 05 mars 2026 à Libreville. Cette rencontre de haut niveau a réuni les pays membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), ainsi que les principaux décideurs du secteur énergétique régional autour d’un objectif commun : rendre l’énergie plus accessible, plus fiable et en faire un véritable levier de transformation économique pour l’Afrique centrale.

Les travaux ont enregistré la présence du ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philipe Tonangoye, du président du Comité de Direction du PEAC, Jorge Gourgel, ainsi que du maire de la commune de Libreville, Pierre Matthieu Obame Etoughe, aux côtés des experts et représentants des treize sociétés énergétiques des États membres.

Le PEAC est une organisation régionale chargée de coordonner, planifier et promouvoir les infrastructures énergétiques communes entre les pays de la CEEAC. Sa mission est de favoriser l’intégration énergétique régionale et de garantir un accès durable, fiable et abordable à l’électricité pour les populations de la sous-région.

En accueillant cette session, la capitale gabonaise confirme son rôle de plateforme régionale pour les initiatives liées au développement durable. La ville de Libreville adhère pleinement à cette vision ambitieuse.

À cet effet, le maire Pierre Matthieu Obame Etoughe a salué la tenue de cette rencontre qui s’inscrit dans la vision municipale d’une ville moderne, inclusive et énergétiquement efficiente.

« Aujourd’hui, l’énergie n’est plus seulement un facteur de croissance ; elle constitue un pilier essentiel du développement durable, un vecteur d’inclusion sociale et un moteur de transformation économique », a-t-il souligné.

Au cœur des discussions figurait la nécessité d’accélérer les projets d’interconnexions électriques régionales afin de renforcer la sécurité énergétique et soutenir la croissance économique.

Dans ce sens, le ministre Philipe Tonangoye a rappelé que « le PEAC est une réalité tangible à travers les avancées enregistrées entre le Gabon et la Guinée-Équatoriale en février 2025 ». Une preuve, selon lui, que les frontières ne doivent pas constituer des barrières à l’intégration énergétique.

« Notre sous-région doit avancer dans la convergence technique, la solidarité opérationnelle et l’audace des réformes », a-t-il réaffirmé, soulignant la volonté du Gabon de jouer un rôle moteur dans la transition énergétique régionale.

Rappelons que l’Afrique centrale dispose d’un potentiel énergétique exceptionnel, encore largement sous-exploité. Les interconnexions régionales constituent ainsi un levier essentiel pour transformer ce potentiel en véritable moteur de développement durable.

« L’accès à l’eau et à l’électricité ne peut être atteint sans collaboration », a rappelé le président du Comité de Direction du PEAC, Jorge Gourgel.

Dans un contexte de croissance urbaine, l’énergie demeure au cœur de la transformation des villes. Une métropole comme Libreville ne peut se projeter vers l’avenir sans infrastructures énergétiques robustes, interconnectées et adaptées aux besoins de ses populations. Il s’agit d’un impératif à la fois social, économique et environnemental.

À travers cette rencontre, le Gabon réaffirme ainsi son engagement à contribuer à une Afrique centrale plus connectée, plus compétitive et plus résiliente.

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