Nous sommes tellement prisonniers des idées dominantes de notre époque, qu’il est difficile pour le grand public ou le commun des mortels, d’imaginer que lesdites idées ont parfois été subversives ou farouchement combattues…
Je doute fort que le Français lambda d’aujourd’hui en 2026, soit véritablement conscient qu’il y a seulement à peine deux (02) siècles et demi (½), il n’était pas un *𝒄𝒊𝒕𝒐𝒚𝒆𝒏* de France, mais plutôt un *𝒔𝒖𝒋𝒆𝒕* du Roi de France. Je doute fort qu’il sache qu’à cette époque — 𝑞𝑢𝑖 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑠𝑖 𝑙𝑜𝑖𝑛𝑡𝑎𝑖𝑛𝑒 — l’idée normale et dominante, aussi bien en France que dans les autres pays européens, *é𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗥𝗼𝗶𝘀 é𝘁𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗽𝗿é𝘀𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗗𝗶𝗲𝘂 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀, en sorte qu’ils étaient Rois du pays, et non pas Rois des habitants du pays. Par exemple, Louis XVI qui fut guillotiné pendant la Révolution, a été 𝑹𝒐𝒊 𝒅𝒆 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 (1774-1791) et 𝑹𝒐𝒊 𝒅𝒆𝒔 𝑭𝒓𝒂𝒏ç𝒂𝒊𝒔* (1791-1792). Du point de vue socio-politique, la différence est hautement significative : le 𝑹𝒐𝒊 𝒅𝒆 𝑭𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 tient son pouvoir de Dieu, c’est la monarchie absolue ; par contre, le 𝑹𝒐𝒊 𝒅𝒆𝒔 𝑭𝒓𝒂𝒏ç𝒂𝒊𝒔 tient son pouvoir du Parlement, c’est la monarchie constitutionnelle…
Bien plus, à cette époque où l’obscurantisme se mouvait au-dessus des peuples européens, les privilèges de la noblesse et les droits féodaux auraient réduit à un état de précarité extrême, notre Français lambda, qui noyé dans ses soucis contemporains et son Smic de 1800 euros, ne peut pas véritablement comprendre la pertinence de ce que nous sommes en train de dire. 𝗤𝘂𝗶 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗘𝘂𝗿𝗼𝗽𝗲 𝗱𝘂 21e 𝘀𝗶è𝗰𝗹𝗲, 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗮𝗰𝗰𝗲𝗽𝘁𝗲𝗿 𝗹’𝗶𝗱é𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗰𝗶𝘁𝗼𝘆𝗲𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘅𝗲𝗺𝗽𝘁é𝘀 𝗱’𝗶𝗺𝗽ô𝘁𝘀, 𝗲𝘁 𝗾𝘂’𝗶𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹𝘀 à ê𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗿𝘂𝘁é𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗵𝗮𝘂𝘁𝗲𝘀 𝘀𝗽𝗵è𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗿𝗺é𝗲 ? C’est pourtant ce qui était la normalité dans l’Europe du 18ème siècle vis-à-vis des membres de la Noblesse…
Alors, qu’est-ce qui m’autorisé à effectuer un rapprochement entre l’Europe du 18e siècle et l’Iran du 21e siècle ?
Eh bien, d’une part, il y a cette idée aussi surréaliste qu’obscurantiste, et selon laquelle dans un pays, un quidam pouvait être érigé en représentant de Dieu, ainsi que l’Europe l’a pratiquée pendant plusieurs siècles, avant que la Révolution Française ne vienne ébranler ladite pratique, qui faut-il l’avouer, relève d’une brillante mystification socio-politique. C’est en effet très malin de réussir à faire croire à une population ignorante, qu’une architecture socio-politique qui ne profite qu’à un individu (𝑅𝑜𝑖 𝑒𝑛 𝐹𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒, 𝐺𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑆𝑢𝑝𝑟ê𝑚𝑒 𝑒𝑛 𝐼𝑟𝑎𝑛) et à une infime clique de ses gens (𝑁𝑜𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑒𝑛 𝐹𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒, 𝐺𝑎𝑟𝑑𝑖𝑒𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑅é𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑛 𝐼𝑟𝑎𝑛), serait une prescription divine. 𝗛𝗲𝘂𝗿𝗲𝘂𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝗼𝘀𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗼𝗺𝗽𝗲𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀, 𝗲𝗻 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗘𝘂𝗿𝗼𝗽𝗲, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂’à 𝗹𝗮 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝘂 18è𝗺𝗲 𝘀𝗶è𝗰𝗹𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝗰é à é𝗯𝗿𝗮𝗻𝗹𝗲𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝘁𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗼-𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗮𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗲. S’agissant du peuple iranien, avec quelques trois (03) siècles de retard, l’idée qu’un individu puisse être le représentant de Dieu dans le pays — à 𝑙’𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑟 𝑑𝑢 𝐺𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑆𝑢𝑝𝑟ê𝑚𝑒 — est de plus en plus contestée, même si elle continue de faire sens pour une partie de la population…
D’autre part, une dégradation rapide et drastique de l’environnement économique, où le prétendu représentant de Dieu dans le pays n’a plus aucune solution à implémenter pour essayer de faire perdurer l’environnement politico-théocratique, même en s’engageant dans la voie d’une répression féroce et aveugle des manifestants. Dans la France de 1789, le Roi Louis XVI était complètement dépassé par les dépenses fastueuses de sa cour royale, par la hausse vertigineuse du prix du pain, et par les émeutes de la faim. Dans l’Iran de 2026, le Guide Suprême Ali Khamenei était complètement dépassé par l’inflation galopante, la dépréciation de la monnaie iranienne, et une crise alimentaire qui a plongé la plus grande partie de la population dans la misère…
Cela étant, il est vrai qu’en termes de répression féroce et aveugle des manifestants, dans la France de 1789, la situation économique était si désastreuse que le Roi Louis XVI n’a pas songé à faire massacrer les manifestants, encore que très vite, lesdits manifestants se sont armés en prenant possession du dépôt d’armes de la Bastille. Par contre, dans l’Iran de 2026, le Guide Suprême Ali Khamenei n’a pas hésité à faire massacrer les manifestants. De fait, l’Iran n’a en rien innové, car la répression sanglante des soulèvements populaires a été la norme en France, et ce pendant plusieurs siècles : il s’est juste trouvé qu’en 1789, l’environnement politico-théocratique français était déjà trop grandement vomi par le peuple spolié et exsangue. Par contre, dans l’Iran de 2026, n’eurent été les attaques militaires externes des États-Unis et d’Israël, la répression féroce et aveugle des manifestants iraniens par les Gardiens de la Révolution, aurait vraisemblablement permis à l’environnement politico-théocratique iranien, de perdurer encore quelques années ou décennies…
C’est pourquoi il convient de se demander s’il est légitime et acceptable qu’un peuple spolié et exsangue, soit aidé par des puissances étrangères, lorsqu’il essaye de briser les chaînes de son environnement socio-politique endogène ?
Le peuple français de 1789 n’a pas été aidé par une quelconque puissance étrangère, lorsqu’il s’est engagé, d’une part, à renverser le mythe du Roi comme représentant de Dieu en France, et d’autre part, à abolir les privilèges et les droits féodaux de la noblesse : au contraire même ! De peur que les peuples des autre pays européens n’imitent l’exemple du peuple français, les Rois européens se sont ligués contre les révolutionnaires français et les ont attaqués. L’histoire nous apprend qu’après avoir guillotiné Louis XVI et instauré la République, les révolutionnaires français finiront par être submergés par la coalition des monarchies européennes, et que la monarchie sera restaurée en France, même si cahin-caha plus tard, l’idéal républicain continuera de germer au sein de la société française.
𝗢𝗻 𝗹𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘁 𝗶𝗰𝗶, 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 𝗮 𝗽𝗮𝘆é 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗶𝘅 𝗱𝘂 𝘀𝗮𝗻𝗴, 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱’𝗵𝘂𝗶, 𝗷𝗼𝘂𝗶𝗿 𝗱’𝘂𝗻 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗼-𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗼ù 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗿é𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗲𝗳𝗳𝗮𝗰é 𝗹’𝗶𝗱é𝗲 𝗮𝗯𝘀𝘂𝗿𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗮𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁𝗲, 𝘀𝗲𝗹𝗼𝗻 𝗹𝗮𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘂𝗻 𝗾𝘂𝗶𝗱𝗮𝗺 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗮𝗶𝘁 ê𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗽𝗿é𝘀𝗲𝗻𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗗𝗶𝗲𝘂 𝗲𝗻 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗲𝘁 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗱é𝘁𝗿𝘂𝗶𝗿𝗲 𝗹’𝗶𝗱é𝗲 𝘀𝗲𝗹𝗼𝗻 𝗹𝗮𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗙𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 ê𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗲𝗺𝗽𝘁é𝘀 𝗱’𝗶𝗺𝗽ô𝘁𝘀, 𝗼𝘂 ê𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹𝘀 à 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘀𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗿𝘂𝘁𝗲𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗵𝗮𝘂𝘁𝗲𝘀 𝘀𝗽𝗵è𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗿𝗺é𝗲.
Dit autrement, au nom de quoi le peuple iranien devrait-il bénéficier de l’assistance militaire des États-Unis et d’Israël ? Au nom de quoi le peuple iranien ne devrait-il pas verser son sang et attendre le temps qu’il faudra, pour arriver à dégommer le prétendu représentant de Dieu (𝐺𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑆𝑢𝑝𝑟ê𝑚𝑒) en Iran, et surtout abolir les exorbitants privilèges socio-économiques des Gardiens de la Révolution (𝑁𝑜𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒) ?
Selon mon humble avis, la réponse se trouve dans les propos introductifs de ce développement, 𝒄𝒂𝒓 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒔𝒐𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒕𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒊𝒔𝒐𝒏𝒏𝒊𝒆𝒓𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒊𝒅é𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒎𝒊𝒏𝒂𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒕𝒓𝒆 é𝒑𝒐𝒒𝒖𝒆, qu’il nous est difficile d’imaginer que ces idées-là ont parfois été subversives et farouchement combattues. Lorsqu’en 1789, le peuple français a décidé de s’attaquer non seulement à la légitimité de la figure théocratique du Roi, mais aussi aux exorbitants privilèges socio-économiques de la Noblesse, 𝗰’𝗲𝘀𝘁-à-𝗱𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 𝘀’𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴é à 𝗽𝗿ô𝗻𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗿é𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝗲, il s’agissait d’une idée éminemment subversive, et celle-ci a été traitée comme telle : malgré le fait que beaucoup de sang ait coulé, les révolutionnaires français n’ont pas eu gain de cause, puisque la coalition des monarchies européennes a fini par restaurer la monarchie en France. 𝗖𝗲𝗹𝗮 é𝘁𝗮𝗻𝘁, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘂𝗿𝗼𝗽é𝗲𝗻 𝗱𝘂 21è𝗺𝗲 𝘀𝗶è𝗰𝗹𝗲 (à 𝑙’𝑒𝑥𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑅𝑜𝑦𝑎𝑢𝑚𝑒-𝑈𝑛𝑖, 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝐵𝑒𝑙𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑑𝑢 𝐷𝑎𝑛𝑒𝑚𝑎𝑟𝑘, 𝑑𝑒 𝑙’𝐸𝑠𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒, 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑁𝑜𝑟𝑣è𝑔𝑒, 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑆𝑢è𝑑𝑒 𝑜𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑃𝑎𝑦𝑠-𝐵𝑎𝑠). C’est l’idéal de la vie sociale républicaine qui aujourd’hui la norme, en sorte que seront combattues par les pays européens, les formes d’organisation sociale semblables à celles de l’Iran. Qui gagnera le conflit civilisationnel entre l’Occident emmené par les États-Unis et le Moyen-Orient où l’Iran entend se positionner en hégémon ? Quand bien-même je ferais semblant de ne pas connaître la réponse à cette question, il va de soi qu’au bout de quelques décennies ou siècles, de lui-même, le peuple iranien finira par 𝐛𝐚𝐥𝐚𝐲𝐞𝐫 𝐬𝐚𝐧𝐬 é𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝’â𝐦𝐞 cette idée d’un prétendu représentant de Dieu en Iran, et surtout les exorbitants privilèges socio-économiques des Gardiens de la Révolution…
Maintenant, le plus important, où est ma place en tant qu’Africain, lorsque j’observe que l’horloge civilisationnelle du peuple iranien est en retard d’environ trois (03) siècles sur l’horloge civilisationnelle des peuples européens ?Je ne souhaite pas spécialement remuer le couteau dans la plaie, ou indexer la fausse fierté qui nous caractérise, mais il semble assez indéniable que «𝑳𝒆 𝒅𝒓𝒂𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝑨𝒇𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒂𝒇𝒓𝒊𝒄𝒂𝒊𝒏 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒂𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒆𝒏𝒕𝒓é 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍’𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆» comme l’a dit quelqu’un en juillet 2007 à Dakar : je suis au regret d’observer et de dire que l’horloge civilisationnelle des peuples africains semble assez en retard sur celle des peuples du Moyen-Orient…
Faustin Etouke

