e lundi 09 Mars 2026, l’horreur a une énième fois frappé au cœur de notre système éducatif. La vie de l’un de nos fils a été brutalement fauchée à la passerelle du Lycée National LéonMba.
Au-delà de l’effroi, ce drame nous place face à une urgence absolue : celle d’une prise de conscience collective. Si les circonstances exactes restent à éclaircir, nous ne pouvons ignorer le terreau de précarité et de perte de repères sur lequel s’enracine cette violence.
L’État doit redevenir le garant des besoins fondamentaux.L’enfant gabonais ne peut plus être le laissé-pour-compte du développement. Une alimentation digne, une scolarité stable et des transports sécurisés ne sont pas des luxes, mais des droits.
Face à cette détresse, je propose trois axes de réforme immédiats :
Santé Mentale Scolaire* :
L’école ne doit plus être un simple lieu de transmission de savoir, mais un sanctuaire protecteur. Détecter le mal-être en amont prévient le passage à l’acte violent.
Créer, sous l’égide des Ministères de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur, des cellules psychologiques permanentes dans chaque établissement pour détecter et accompagner les élèves en souffrance.
Restauration de l’Autorité et du Civisme* :
Rompre avec le laisser-aller par de vastes campagnes de sensibilisation nationale. Il s’agit de restaurer les valeurs morales et civiques qui faisaient la force et la discipline de notre pays dans les années 70-80.
Bouclier Social Familial* : Déployer une politique familiale forte, incluant un accompagnement à la parentalité et un soutien financier aux familles les plus modestes, pour protéger l’avenir de notre jeunesse.
En résumé :
Il est temps de passer de l’indignation à l’action. Pour nos enfants, pour le Gabon, pour notre avenir*.
En union de prière avec sa famille nucléaire, ses camarades, ses condisciples et ses connaissances, je vous présente mes condoléances les plus émues.
Me Jacques ROUNGOU

