Un peuple éduqué est un peuple libre, indépendant et souverain

L’Iran résiste aujourd’hui à l’assaut des Américains. Et chers Africains, sachez une chose : les Iraniens qui conçoivent ces missiles, qui développent ces drones, qui bâtissent ces systèmes de défense ce sont les mêmes qui partent aux Olympiades internationales de mathématiques et ramènent des médailles d’or.

L’Iran se classe invariablement tous les ans parmi les toutes premières nations dans le monde lors des Olympiades internationales de mathématiques. En 2025, l’équipe iranienne a remporté six médailles en Australie deux médailles d’or, trois d’argent, une de bronze se classant 12e parmi 110 pays participants. Et ce n’est pas nouveau. En 1994, Maryam Mirzakhani, à 17 ans, est devenue la première femme iranienne à remporter la médaille d’or aux Olympiades internationales de mathématiques avec un score de 41 sur 42. L’année suivante, en 1995, elle a réalisé un score parfait 42 sur 42 devenant la première étudiante iranienne à obtenir deux médailles d’or dans cette compétition. En 2014, elle est devenue la première femme à recevoir la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel en mathématiques.

Voilà ce qu’il faut comprendre. Dans cette guerre, personne ne brandit la Bible ni le Coran. C’est missiles contre missiles. Technologie contre technologie. Intelligence contre intelligence. Les prières ne pèsent rien face aux drones. Les versets coraniques ne pèsent rien face aux radars. Et les invocations religieuses ne pèsent rien face aux systèmes de défense antiaérienne.

Macron le disait hier : « Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. » Et cette puissance, aujourd’hui, ne vient plus de la taille de ton armée ou du nombre de tes soldats. Elle vient de la qualité de ton éducation. De la rigueur de ton système scientifique. De la capacité de tes ingénieurs à concevoir des technologies qui tiennent tête aux plus grands.

Le système éducatif iranien est devenu au fil du temps ultra-élitiste, basé sur une compétition incessante organisée depuis le collège et jusqu’à l’université. Les lauréats de ces divers concours forment une élite scientifique reconnue au niveau international. Et cette élite, aujourd’hui, elle ne conçoit pas seulement des théorèmes mathématiques. Elle conçoit des missiles balistiques. Elle conçoit des drones. Elle conçoit des systèmes de cryptage. Elle conçoit des radars. Parce que les mathématiques, la physique, l’ingénierie c’est ça qui rend un pays puissant. C’est ça qui le rend craint. Et c’est ça, au final, qui le rend libre.

Pendant que certains pays africains forment des générations d’enfants qui arrivent en sixième sans savoir lire ni écrire, l’Iran forme des génies qui partent aux Olympiades de mathématiques et ramènent des médailles. Pendant que certains systèmes éducatifs africains recrutent des enseignants de niveau BEPC pour redresser un niveau qu’ils n’ont pas eux-mêmes, l’Iran a mis en place un système ultra-compétitif qui repère les meilleurs esprits dès le collège et les pousse jusqu’à l’excellence. Et aujourd’hui, ces mêmes esprits brillants permettent à l’Iran de résister face à la première armée du monde. Parce qu’ils ont compris que sans cette puissance scientifique, il n’y a ni liberté, ni souveraineté possible.

Voilà la leçon qu’il faut retenir de cette guerre. La vraie puissance d’un pays ne se mesure pas à la taille de son armée. Elle se mesure à la qualité de son éducation. À la rigueur de son système scientifique. À la capacité de ses ingénieurs à concevoir des technologies qui tiennent tête aux plus grands. Parce que sans cette base scientifique, sans cette élite intellectuelle, l’Iran aurait été écrasé en quelques heures. Il ne serait ni craint, ni puissant, ni libre.

Alors chers Africains, pendant qu’on se bat pour des histoires de loyers chers, de gbairai, de potins d’autres pays forment leurs enfants pour qu’ils conçoivent des missiles. Et le jour où l’Afrique sera confrontée à une menace existentielle, ce ne sont ni les prières, ni les invocations, ni les discours qui vont la sauver. Ce sera la science. La technologie. L’intelligence. Ou rien du tout.

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