Le Qatar a averti les États-Unis que toute provocation envers l’Iran détruirait ses propres infrastructures énergétiques. Les États-Unis sont malgré tout passé à l’acte.
Le ministre de l’Énergie du Qatar affirme désormais avoir informé le secrétaire américain à l’Énergie et les dirigeants d’ExxonMobil et de ConocoPhillips presque quotidiennement : « Je n’ai cessé de prévenir… que cela pourrait nous être préjudiciable ».
Depuis, l’Iran a accaparé 17 % de la capacité de production de GNL du Qatar. 20 milliards de dollars de pertes de revenus. Il faudra entre 3 et 5 ans pour y remédier.
Al-Kaabi affirme désormais que le prix du pétrole pourrait atteindre 150 dollars le baril et que cette guerre pourrait « faire s’effondrer les économies du monde ».
En revanche, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a averti que l’Union européenne ne pourra pas faire face à la crise énergétique sans coopération internationale.
Selon lui, la situation mondiale s’est brusquement aggravée en seulement quelques jours, atteignant un niveau « inimaginable ». Il a regretté que l’UE ne mène pas de négociations avec des acteurs majeurs comme les États-Unis, la Russie ou la Chine, estimant que cette absence de dialogue affaiblit considérablement la capacité de l’Europe à répondre à la crise.
Viktor Orbán a également critiqué ce qu’il qualifie de politique d’isolement, affirmant qu’elle pourrait conduire à de graves difficultés économiques. D’après lui, sans coopération avec d’autres puissances, il sera impossible de gérer efficacement une crise énergétique de cette ampleur.
Il a enfin mis en garde contre les conséquences de ces choix politiques, évoquant un risque d’effondrement si l’Union européenne ne change pas rapidement de cap.

