Catastrophe écologique à Setté Cama : Les ONG tirent la sonnette d’alarme

À Setté Cama, une pollution massive aux hydrocarbures provoquée par la rupture d’un pipeline suscite une vive inquiétude. Dans un communiqué publié le 27 février 2026, les ONG ROLBG et IBONGA dénoncent une catastrophe environnementale majeure qui menace l’un des écosystèmes les plus riches du Gabon.

Sur le terrain, les constats dressés par les équipes des deux organisations sont alarmants. Une nappe de pétrole s’étend sur les zones humides, contaminant à la fois les eaux et les sols. La faune et la flore locales sont déjà gravement affectées, tandis que les activités économiques telles que la pêche, l’agriculture et le tourisme sont à l’arrêt, plongeant les populations riveraines dans une situation de précarité.

Soutenues par Georges Mpaga, les ONG interpellent les autorités gabonaises et exigent toute la lumière sur les circonstances de l’incident. Elles réclament notamment la publication des rapports techniques sur l’état des infrastructures pétrolières dans la zone.

Face à l’urgence, plusieurs mesures sont demandées. Les organisations appellent à l’application stricte du principe du pollueur-payeur, afin que l’entreprise responsable prenne en charge l’ensemble des opérations de nettoyage, de réhabilitation écologique et de restauration des habitats naturels. Elles exigent également une évaluation environnementale indépendante menée par des experts internationaux, avec un rapport public dans un délai de 30 jours.

Par ailleurs, la sécurisation du site constitue une priorité. Les ONG réclament l’arrêt immédiat de la fuite, la mise en place de dispositifs de confinement ainsi qu’une meilleure information des populations exposées aux risques.

La question de l’indemnisation des victimes est également au cœur des revendications. Les organisations demandent la création d’un fonds d’urgence pour soutenir les pêcheurs, agriculteurs et autres acteurs économiques touchés, ainsi que la prise en charge sanitaire des personnes exposées. Elles plaident aussi pour un dédommagement de l’État gabonais pour les préjudices subis.

Enfin, les ONG proposent la mise en place d’une commission mixte de suivi, réunissant société civile, élus, autorités locales et experts indépendants. Cette structure aurait pour mission de garantir la transparence des opérations et le respect des engagements pris.

« La situation est écologiquement intenable », alertent les ONG, qui promettent de maintenir la pression pour que toutes les responsabilités soient établies.

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