FEGAFOOT : Une élection sous tension entre légalité contestée et soupçons de « magouilles »

À quelques semaines de l’élection à la présidence de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), prévue en avril, le climat est loin d’être apaisé. Entre contestations juridiques et accusations de manipulation, le processus électoral suscite une vive polémique au sein du football gabonais.

Officiellement, l’élection doit se tenir conformément aux statuts de l’instance dirigeante du football national. Mais plusieurs observateurs et candidats dénoncent des irrégularités majeures. Au cœur des critiques : la mise en place de la commission électorale, jugée non conforme par certains juristes, qui estiment qu’elle n’aurait pas été élue comme l’exigent les textes, mais plutôt désignée.

Ces contestations alimentent une thèse radicale : celle d’un scrutin potentiellement « nul avant même sa tenue ». Une position qui fragilise la crédibilité du processus et jette le doute sur la légitimité du futur président.

Sur le terrain politique, la tension monte également d’un cran. Plusieurs candidats à la succession de Pierre-Alain Mounguengui dénoncent un système verrouillé, évoquant des “magouilles” destinées à favoriser certains profils. Ils pointent notamment des soupçons de partialité dans la validation des candidatures et l’organisation globale du scrutin.

Face à ces accusations, le silence relatif des instances dirigeantes n’apaise pas les esprits. En toile de fond, le Ministère des Sports du Gabon suit de près l’évolution du dossier, dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance du sport deviennent des enjeux majeurs.

Au-delà des rivalités internes, cette élection apparaît comme un tournant pour le football gabonais. Elle cristallise une opposition entre partisans du statu quo et défenseurs d’un renouveau, dans un environnement déjà fragilisé par des crises passées.

À mesure que l’échéance approche, une question demeure : la FEGAFOOT saura-t-elle organiser un scrutin crédible et apaisé, ou s’enfoncera-t-elle dans une crise de légitimité aux conséquences durables ?

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