Le 12 avril 2025 reste une date majeure de l’histoire politique récente du Gabon. Ce jour-là, le peuple gabonais a exercé sa souveraineté à travers l’élection présidentielle, portant à la magistrature suprême Brice Clotaire Oligui Nguema, dans un contexte marqué par de fortes attentes de renouveau, de stabilité et de refondation de l’action publique.
Un an après ce scrutin, il est légitime, dans un esprit républicain, d’en proposer une lecture lucide et équilibrée. Cette élection a ouvert une nouvelle phase : le passage d’une période de transition à une gouvernance pleinement assumée. Elle a permis de consolider certaines institutions, de renforcer la stabilité politique et de redonner un cadre d’action à l’État.
Cette dynamique a également été marquée par plusieurs avancées perceptibles. On peut notamment relever la volonté de restauration de l’autorité de l’État, la reprise en main progressive de certains leviers de l’action publique, ainsi que le lancement de chantiers visibles en matière d’infrastructures et d’équipements collectifs.
À cela s’ajoutent des signaux d’apaisement du climat politique et social, ainsi qu’une volonté affichée de rationalisation et de réorganisation de l’administration publique, traduisant une orientation générale vers davantage d’efficacité et de discipline institutionnelle.
Ces éléments, encore en consolidation et perfectibles, constituent néanmoins des indicateurs d’une phase de redressement en cours, qu’il convient d’inscrire dans une lecture objective et sans excès de jugement.
Dans un pays longtemps marqué par des tensions institutionnelles et une forte demande sociale, cette stabilisation constitue un acquis à reconnaître objectivement.
Un an après, il est vrai que les attentes demeurent importantes. Elles portent notamment sur l’amélioration des conditions de vie, la réduction des inégalités sociales, la transformation économique, ainsi que le renforcement de l’État de droit et de la bonne gouvernance.
Mais nous ne devons pas désespérer. Nous devons au contraire croire en notre capacité collective à nous réinventer, à consolider nos acquis et à bâtir un avenir plus juste, plus inclusif et plus prospère
.
Ce premier anniversaire ne doit pas être un simple moment de commémoration, mais un temps d’évaluation. La confiance issue des urnes implique un devoir de résultats. Il revient désormais aux institutions de transformer l’élan initial en dynamique durable de transformation nationale.
Il convient d’inviter par la présente le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, à poursuivre et amplifier les efforts engagés pour répondre plus concrètement aux aspirations exprimées par le peuple souverain lors de l’élection du 12 avril 2025. Cela suppose de consolider les acquis en matière de stabilité et de gouvernance, mais aussi d’accélérer les réformes économiques et sociales attendues.
Dans cette perspective, le principe d’inclusivité, au cœur de l’action publique, doit devenir plus visible et plus concret, à travers une gouvernance fondée sur la compétence, l’équité, la représentativité et la valorisation de toutes les forces vives de la Nation.
Ce 12 avril 2026 marque donc moins une célébration qu’un point d’étape. Un moment pour mesurer le chemin parcouru, mais surtout pour rappeler l’ampleur du chemin restant. Dans le respect des institutions et dans un esprit républicain, l’heure est à la consolidation, à l’exigence et à la construction d’une gouvernance toujours plus efficace au service du peuple gabonais.
Joachim Mbatchi Pambou
Président du Forum pour la Défense de la République (FDR)
Candidat à l’élection présidentielle d’août 2023

